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22/01/2018 06:44 EST | Actualisé 22/01/2018 07:03 EST

Sylvain Cossette avoue avoir frôlé le «burn-out»

De passage à «TLMEP», il a aussi jasé de sa relation avec Andrée Watters.

Karine Dufour/Radio-Canada

Les 500 000 albums écoulés des trois volets de son projet 70s, qui lui ont amené trois disques d'or et deux disques platines, et qui lui ont permis de se produire, en tournée, devant plus d'un million de spectateurs – un petit exploit pour lequel on lui a remis une plaque commémorative à Tout le monde en parle, dimanche – n'ont pas apporté que du bonheur à Sylvain Cossette.

Si la «période 70's», dont les trois disques ont été lancés en 2007, 2008 et 2010, a été déterminante dans sa carrière, elle lui a aussi fait frôler l'épuisement professionnel, ou le burn-out, a confié le chanteur à la table de Guy A. Lepage. L'aventure 70's, pour Sylvain Cossette, c'a été six années sur l'adrénaline, mais aussi six années où il n'a pas réellement profité de son succès.

«Tu embarques dans un train qui part à 500 miles à l'heure, a illustré Sylvain Cossette, dimanche. Tu es là-dedans, tu apprécies la vitesse et l'adrénaline que ça te donne. Et un jour, tu te dis : «Ouais, me semble que j'arrêterais à la prochaine gare, prendre une chambre d'hôtel, deux ou trois jours, me relaxer...»

Et, à un moment donné, tu n'as pas le temps de le faire. Tu ne peux pas te le permettre. Il y a plein, plein de gens, qui travaillent avec toi, qui sont sur le payroll, tu as un camion de 54 pieds avec l'équipement qui est dedans, les musiciens. Tout le monde te dit : «Ben là, si tu arrêtes une semaine, tu vas perdre ton équipement, tes musiciens...» Alors, tu continues, tu continues. Et, une journée, c'est comme le Frère Tuck : tu manges, tu jettes, tu manges, tu jettes. Un moment donné, tu ne goûtes plus, tu n'apprécies pas, tu n'as plus faim (...)»

«Moi, je fais ce métier-là parce que j'aime chanter. Pas parce que j'ai voulu être une vedette ou parce que j'ai voulu vendre plein, plein de disques ; je ne pensais jamais faire un disque dans ma vie. Et là, tu te ramasses dans le plus gros projet, tu ne peux pas en descendre, tu ne peux pas te plaindre non plus. Tu veux l'apprécier et tu te dis : «Moi, mon numéro un, ce que j'aime dans la vie, c'est chanter. Et là, je n'ai pas de plaisir. Je vais chanter pour travailler...» Et ça me décevait de moi. C'a été une passe», a continué celui qui prépare présentement le concert 80's, qui fera suite à l'épopée 70's, mais pour lequel aucun album n'est prévu pour l'instant.

Lorsque Guy A. Lepage lui a demandé s'il avait frôlé le burn out pendant ce moment effréné de sa vie, Sylvain Cossette a acquiescé en soulignant qu'il en avait sûrement fait un sans s'en rendre compte.

«Un moment donné, tu deviens déplaisant pour toi-même», a dépeint l'homme, en racontant que le simple fait d'aller signer des autographes après ses spectacles lui bouffait toute son énergie.

Néanmoins, il garde de bons souvenirs de cette parenthèse professionnelle dans la musique des années 70, et reconnaît que celle-ci lui a procuré beaucoup de plaisir et de bénéfices.

«70s, c'a été pour moi un cadeau incroyable de la vie, et je vois bien plus de positif que de négatif à toute cette aventure-là», a résumé Sylvain Cossette.

Un couple d'affaires

Guy A. Lepage a aussi questionné Sylvain Cossette sur sa rupture momentanée avec l'auteure-compositrice et femme d'affaires Andrée Watters. Le couple était uni depuis une dizaine d'années lorsqu'il a annoncé sa séparation sur les réseaux sociaux il y a un an, au début février 2017. L'été dernier, Sylvain et Andrée ont révélé s'être réconciliés et être de nouveau amoureux.

«Elle a fait une fugue», a d'abord plaisanté Sylvain Cossette à Tout le monde en parle, en faisant référence au fait que sa compagne est plus jeune que lui, avant d'enchaîner sur la notion de conciliation boulot-amour, qui serait, semble-t-il, la raison qui aurait éloigné les tourtereaux.

« On peut travailler, mais nous autres, on a poussé la chose un peu trop loin. À un moment donné, on est devenus un couple d'affaires. Ça prenait plus de place. Partout où on allait, on avait l'impression qu'il fallait que ça soit comme une business. Il fallait faire un petit ménage. Et là, je suis extrêmement heureux», a relaté Sylvain Cossette.

«Et elle aussi?», a vérifié Guy A. Lepage.

« Je pense que oui...», a laissé tomber Sylvain Cossette, avant d'ajouter : «On va l'appeler!»

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