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18/01/2018 05:49 EST | Actualisé 18/01/2018 06:27 EST

La palme des subventions aux entreprises revient au Québec

Pourtant, ça ne rend pas la province plus riche, selon l'IEDM.

Le Québec verse deux fois plus de subventions aux entreprises que l'Ontario, en fonction de la taille de son économie. Cette politique ne profite pas aux Québécois financièrement, affirme toutefois l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Le Québec génère 19% du PIB total des provinces. Pourtant, il octroie près de 29% des subventions versées par les provinces. Ce n'est pas synonyme de richesse, selon une publication de l'IEDM publiée jeudi. « Sinon le Québec serait la province la plus riche du Canada. Or, c'est loin d'être le cas », explique Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l'IEDM et auteur du texte Le Québec est toujours champion des subventions.

Le total des subventions accordées par le gouvernement du Québec aux entreprises a atteint environ 3,1 milliards $ en 2016-2017, alors que l'argent prélevé par l'État par le biais de l'impôt sur le revenu et le gain en capital des entreprises a frôlé 7,5 milliards $. « Pour chaque dollar que Québec perçoit des entreprises privées, au moins 41 cents sont dépensés sous différentes formes de subventions », explique Alexandre Moreau.

Le montant total des subventions est plus élevé que 3,1 milliards $. « Pour évaluer le coût de certains types de subventions découlant des garanties de prêts et des placements de portefeuille, il faut tenir compte de la prise de risque, puisque c'est le gouvernement qui est responsable au bout du compte si l'entreprise n'est pas en mesure de rembourser un prêt ou si la valeur de ses actions baisse », explique Alexandre Moreau.

Alimenter l'économie par l'entremise de subventions nuit à la croissance de celle-ci. « Les augmentations de taxes et d'impôts servant à financer ces subventions créent des distorsions dans l'économie et découragent les activités productives», ajoute M. Moreau. En agissant ainsi, « l'État se trouve à politiser l'entrepreneuriat, ce qui empêche l'allocation optimale des ressources », soutient-il.

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