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17/01/2018 12:36 EST | Actualisé 17/01/2018 12:36 EST

Procès de Lac-Mégantic: une 7e journée de délibérations

Ils ont commencé à discuter des possibilités de verdicts — qui doivent être unanimes — jeudi dernier.

La Presse canadienne/Ryan Remiorz

Les jurés sont attelés à la tâche pour une septième journée de délibérations au procès de Lac-Mégantic, mercredi. Ils tentent de nouveau de s'entendre sur un verdict, après avoir frappé un écueil la veille.

Les 12 jurés doivent se mettre d'accord sur le sort des trois hommes qui ont été accusés de négligence criminelle relativement au déraillement de train mortel de Lac-Mégantic, survenu en 2013.

Ils ont commencé à discuter des possibilités de verdicts — qui doivent être unanimes — jeudi dernier.

Mais mardi après-midi, la difficulté de leur mandat est apparue de façon plus évidente: ils ont indiqué au juge Gaétan Dumas, qui préside le procès depuis le 2 octobre, être dans une impasse quant à la détermination de la culpabilité des trois accusés.

Le magistrat leur a demandé de continuer à essayer. Ils sont donc retournés dans leur salle de délibérations.

Le juge Dumas, de la Cour supérieure, avait auparavant lu dans la salle d'audience une lettre des jurés dans laquelle ils lui demandaient ce qu'il allait arriver s'ils étaient incapables de s'entendre sur des verdicts unanimes.

Les trois accusés dans cette affaire — le chef de train Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie et le directeur des opérations de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) au Québec, Jean Demaître — ont plaidé non coupables aux accusations de négligence criminelle qui ont été portées contre eux.

Mercredi, l'avocat de Thomas Harding, Me Charles Shearson, a souligné aux journalistes que cette difficulté rencontrée par les 12 jurés lance le message que le domaine ferroviaire est complexe.

«Quand il survient des tragédies comme cela, c'est sûr qu'il y a beaucoup d'émotions. C'est peut-être difficile pour un jury de prendre une position finale de façon unanime», a dit le procureur.

«Bien que c'est possible, sur la preuve», a-t-il ajouté.

Si le jury se déclare incapable de rendre des verdicts unanimes et que le juge ne les renvoie pas débattre, il n'aura d'autre choix que de dissoudre le jury, ce qui met fin au procès. Cela n'efface toutefois pas les accusations contre les trois ex-employés de la MMA, a indiqué Me Shearson. La Couronne devra alors décider s'il y aura un autre procès.

Les accusations avaient été portées après qu'un train de 72 wagons de pétrole brut eut déraillé au petit matin, le 6 juillet 2013. Il a explosé et enflammé le centre-ville de Lac-Mégantic, tuant 47 personnes sur son passage.