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17/01/2018 16:24 EST | Actualisé 17/01/2018 16:24 EST

Igloofest prêt à toutes les intempéries

Pour le cofondateur, côté météo, chaque édition est différente, il faut donc s’adapter.

DJALMA VUONG DERAMOS

Les températures glaciales ou le retour du redoux n'empêcheront pas Igloofest de s'amorcer jeudi dans le vieux Montréal. Le rendez-vous hivernal se dit prêt à faire face à tous les aléas climatiques pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Même si ces derniers temps Dame nature ne semble n'en faire qu'à sa tête, le cofondateur d'Igloofest, Nicolas Cournoyer, a confiance à l'organisation du festival musical. «On assume depuis 12 éditions maintenant notre nordicité, a-t-il expliqué en entrevue téléphonique. La météo ne nous fait pas peur et bien qu'on ait déjà vécu des hivers rigoureux, la manifestation n'a jamais été annulée.»

Nicolas Cournoyer avoue tout de même que ces dernières années, les écarts de températures sont devenus de plus en plus grands, ce qui peut compliquer les choses lorsqu'il est temps de préparer le site avant la tenue du festival.

«Les trois années précédentes, c'est vrai que la météo est devenue un peu plus capricieuse. On a eu un hiver rigoureux suivi de deux hivers plutôt cléments. Mais au fil du temps, on a développé une véritable expertise. Pendant que les équipes montent le site, les employés ont toujours accès à un pavillon chauffé. Durant les périodes de grand froid, on ralentit la cadence, mais tout cela est prévu dans nos échéanciers. Ce qui nous permet d'être toujours prêts pour le grand jour.»

On bouge, on danse

Il reste qu'Igloofest aura cette année moins de structures en glace, regrette le cofondateur. «Les structures en glace comme la grande arche participent au décor du site avec des jeux de lumière, mais malheureusement avec le redoux, on ne peut plus se le permettre. Toutefois, notre meilleur élément de décor demeure la neige. Une petite neige qui tombe avec éclairage et musique, c'est toujours aussi magnifique.»

Pour M. Cournoyer, côté météo, chaque édition est différente, il faut donc s'adapter. «Il faut aussi être réactif, précise-t-il. Le pire pour Igloofest ce n'est pas le froid, mais la pluie. Personne n'aime sortir pour être transi et trempé. Il n'y a aucun plaisir là. Les défis varient, parfois c'est le vent, parfois c'est le verglas. Il reste qu'on a déjà organisé des éditions sous les -30 degrés celcius si l'on compte le facteur éolien.»

Justement, ce qui fait l'ADN d'un festival comme Igloofest c'est justement qu'il se déroule en plein cœur de l'hiver. «À Igloofest, on bouge, on danse, tous collés les uns contre les autres, ce qui a pour effet de réchauffer l'intérieur des pistes de plusieurs degrés. Et puis, les festivaliers sont bien habillés. Ils ont la possibilité de boire des breuvages chauds. Il y a des foyers extérieurs installés un peu partout, un dôme couvert et un pavillon. Tout est accessible pour vivre une expérience grisante», assure-t-il.

Le festival de musique électronique débute jeudi avec un premier weekend d'ouverture rassemblant de hautes pointures de l'industrie. Froid ou pas, on compte sur les présences, entre autres, de Kaytranada, Petit Biscuit, Bonobo et Tokimonsta.

Détails sur la programmation: igloofest.ca