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11/01/2018 07:35 EST | Actualisé 11/01/2018 13:16 EST

Le jury commence à délibérer au procès de Lac-Mégantic

Pour être reconnus coupables, les accusés doivent avoir omis de faire quelque chose qu'ils avaient le devoir d'accomplir.

Après des mois de procès, le jury a commencé ses délibérations jeudi matin dans la poursuite criminelle portant sur le déraillement mortel de Lac-Mégantic.

Les 12 jurés ont quitté la salle de cour peu avant 10 h pour se rendre à leur local de travail, au palais de justice de Sherbrooke.

Peu avant, le juge Gaétan Dumas, de la Cour supérieure, avait fait quelques précisions au jury sur ses directives après avoir reçu les commentaires des avocats. Il a d'ailleurs demandé et intégré à plus d'une reprise les suggestions et corrections des procureurs sur ses directives fort détaillées.

Les jurés ont pour tâche de rendre trois verdicts, un par accusé.

Le chef de train Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie et le directeur des opérations de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) au Québec, Jean Demaître, ont plaidé non coupables aux accusations de négligence criminelle qui ont été portées contre eux.

Ryan Remiorz/PC
Jean Demaître, Richard Labrie et Thomas Harding

Les verdicts possibles sont les suivants: les trois hommes peuvent être reconnus coupables ou non coupables de négligence criminelle causant la mort. Dans le cas de Thomas Harding, deux autres verdicts peuvent être prononcés: conduite dangereuse d'un équipement ferroviaire causant la mort et conduite dangereuse d'un équipement ferroviaire. Il s'agit d'infractions moindres, incluses dans celle de négligence criminelle.

Le procès fort médiatisé a débuté le 2 octobre dernier.

"C'est un procès qui n'aurait pas dû avoir lieu", s'est exclamé Me Thomas Walsh, l'un des avocats de M. Harding, peu après le début des délibérations. Les faits de cette affaire ne justifiaient pas des accusations de négligence criminelle, tranche-t-il.

C'est un dossier politique où l'on cherchait à trouver des coupables et à faire porter le blâme à quelqu'un, juge-t-il.

Son client a hâte que le procès soit terminé, a ajouté Me Walsh.

"Il est serein, nerveux, évidemment", a-t-il confié.

Et il sait que sa responsabilité personnelle va rester sur ses épaules toute sa vie, a dit l'avocat.

Les accusations criminelles ont été portées après qu'un train de 72 wagons de pétrole brut eut déraillé au petit matin le 6 juillet 2013. Il a explosé et enflammé le centre-ville de Lac-Mégantic, tuant 47 personnes sur son passage.

Il est impossible de savoir quand le jury va rendre ses verdicts.

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