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11/01/2018 13:07 EST | Actualisé 11/01/2018 14:21 EST

Le CPE Guy-Favreau, qui était menacé de fermeture, est sauvé

Il faudra trouver une solution à long terme.

Rawpixel via Getty Images

Le CPE du principal édifice fédéral à Montréal, le Complexe Guy-Favreau, qui risquait la fermeture à cause d'un loyer qui était passé de 0 $ à 190 000 $ par année, n'est plus menacé. Il vient d'obtenir l'aide financière dont il avait besoin, assurant ainsi son avenir à court et moyen termes, a appris La Presse canadienne.

Il faudra toutefois trouver une solution à plus long terme, a précisé au cours d'une entrevue, jeudi, Magali Picard, vice-présidente exécutive régionale de l'Alliance de la fonction publique du Canada, le grand syndicat pancanadien de fonctionnaires fédéraux, qui est affilié à la FTQ au Québec.

Une longue bataille pour assurer la survie de ce Centre de la petite enfance en milieu de travail a été menée par les parents et le conseil d'administration du CPE, appuyés par l'Alliance de la fonction publique du Canada.

Le CPE du Complexe Guy-Favreau se retrouvait devant un avenir incertain après 2018, à cause d'un loyer qui était passé de 0 $ à 190 000 $. Après maintes démarches, le CPE avait réussi à obtenir 108 000 $ du gouvernement du Québec, mais il lui manquait toujours 82 000 $ pour payer son loyer. Il en était même rendu à payer son loyer en puisant dans ses réserves financières.

On ne lâchera pas le morceau.Magali Picard

«On a un gouvernement (fédéral) qui nous a promis de prendre soin de la classe moyenne, des familles, mais je peux vous dire que ça a été toute une lutte! Et là, on voit que la force de la solidarité est importante. On parle de 80 familles qui ont des enfants au CPE; on parle de la gestion, du conseil d'administration du CPE et l'AFPC. On s'est mis ensemble et on s'est dit: "c'est pas vrai, on ne laissera pas 80 enfants être éparpillés un peu partout"», a relaté Mme Picard.

Finalement, c'est le ministère fédéral des Services publics et de l'Approvisionnement qui s'est engagé à verser la somme manquante d'environ 80 000 $ pour 2017 et autant en 2018, a indiqué Mme Picard. Et le ministère répartira la somme entre les différents ministères qui logent au Complexe Guy-Favreau, situé au centre-ville de Montréal.

Il importe de souligner que la grande majorité des enfants qui fréquentent ce CPE ont au moins un parent qui est fonctionnaire fédéral.

Reste qu'il faudra trouver une solution à long terme, pour après 2018, puisque les défenseurs du CPE ne veulent pas devoir mener une telle bataille à chaque renouvellement de bail, a prévenu Mme Picard.

«On ne lâchera pas le morceau. Il va falloir qu'il y ait un engagement à long terme, sinon je vous le dis: à chaque année, le gouvernement devra s'attendre à avoir des mobilisations et à nous entendre haut et fort, parce qu'on n'abandonnera pas les familles», a averti la dirigeante syndicale.

L'Alliance de la fonction publique du Canada compte 180 000 membres au Canada, dont plus de 20 000 au Québec.