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10/01/2018 12:30 EST | Actualisé 10/01/2018 12:30 EST

Un Montréalais devient viral grâce à ses perruques indétectables

Si vous adorez les perruques, vous devez connaître le nom de David Edwards.

David Edwards

Les perruques font partie de l'industrie du cheveu depuis des siècles, de l'Égypte antique jusqu'à l'Europe du 17e siècle, quand Louis XIII, par exemple, utilisait une perruque pour couvrir sa tête chauve.

Plus récemment, les perruques ont évolué du traditionnel toupet à des styles comme des perruques lace front, grâce à la popularité de compagnies telles que Vanity Box Hair, qui a révolutionné le jeu du devant et du derrière de la tête, et des stylistes comme Alonzo Arnold, et Cliff Vmir, qui ont travaillé avec des célébrités comme Tamar Braxton, et nous ont montré à quel point un lace front peut être transparente.

Traditionnellement, les perruques lace front ont été portées par, et vendues à, des femmes noires. Mais le Montréalais autodidacte David Edwards a récemment attiré l'oeil des amateurs de cheveux.

Connu sur Instagram en tant que Hairsay514, Edwards, 48 ans, est devenu viral sur Twitter plus tôt ce mois-ci après que l'utilisatrice Leonia eut partagé des photos de son travail. Pour Leonia et les quelque 70 000 personnes qui ont aimé la publication, c'est l'attention aux détails d'Edwards qui fait de son travail quelque chose de si spécial.

«Je me suis dit que son travail était ahurissant. Je ne pensais pas que la publication éclaterait comme elle l'a fait», a raconté Leonia au HuffPost Canada via Twitter. «Lorsque je lis ses légendes sur Instagram, il semble être quelqu'un de vrai qui fait ce qu'il aime, alors je suis contente qu'il ait gagné autant d'abonnés et autant de soutien pour son travail. Si jamais il décide d'enseigner, j'adorerais être invitée.»

Edwards, pour sa part, s'ajuste toujours à sa nouvelle vocation.

«Jusqu'à tout récemment, j'étais un peintre à temps plein, mais maintenant je suis en transition pour devenir perruquier à temps plein», a informé Edwards au téléphone.

La fabrication de perruques est relativement nouvelle pour Edwards, qui a commencé à en concevoir il y a sept ans, quelques années après avoir déménagé à Montréal en 2009. Edwards affirme avoir appris à faire des perruques via YouTube après avoir développé un intérêt pour changer d'apparence lorsqu'il était enfant.

«Mes deux frères aînés étaient normaux sur les photos de famille. Sur 75% des miennes, je portais des fausses barbes ou de la couleur bleue sur mon visage pour ajouter des rides. C'était toujours un effet spécial ou du maquillage», a raconté Edwards.

«Même aujourd'hui quand j'essaie une perruque que j'ai faite, ça me coupe souffle à quel point ça peut drastiquement modifier l'apparence de quelqu'un simplement en changeant sa coiffure, sa longueur ou sa couleur. Ça me fascine de pouvoir devenir une personne complètement différente en portant une perruque ou quelque chose d'aussi simple que ça.»

Quand Edwards a atteint l'adolescence, il a perdu l'intérêt d'être un caméléon. Ce n'est que lorsqu'il est passé devant une boutique de perruques après être déménagé à Montréal qu'il a finalement repris goût à cette passion.

«Cette fois-là, je suis rentré directement à la maison et j'ai googlé "perruques". J'ai essayé d'en apprendre autant que je pouvais, puis j'ai acheté un livre sur les perruques et je me suis enseigné cet art», a-t-il révélé.

La réponse à son travail a été «incroyable», a-t-il avoué. La popularité de son compte Instagram a monté en flèche, alors qu'il est passé de 10 000 abonnés à plus de 33 000 en quatre jours.

Pour Edwards, sa quasi-célébrité est étonnante, étant donné qu'il vit à Montréal où il juge que la communauté de perruquiers n'est pas énorme. Il reçoit des demandes des Philippines et d'Atlanta et «partout sur la mappemonde», et facture ses services à ses clients pour chaque perruque.

Dans le futur, il espère pouvoir travailler dans les films ou la télévision, comme pour Game of Thrones. «Un endroit où ils recherchent des perruques réalistes et indétectables. Ce serait mon rêve», a-t-il confié.

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Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l'anglais.

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