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10/01/2018 15:46 EST | Actualisé 10/01/2018 15:46 EST

Québecor réclame son droit d'acheter Juste pour rire avant tout autre acheteur

Québecor détient un «droit de première offre».

FLICKR/SIMON LAW

Québecor estime que la vente de Groupe Juste pour rire ne peut se faire sans son consentement.

Le géant des médias privés du Québec demande à la Cour supérieure d'émettre une injonction pour faire respecter les droits qu'il a acquis en concluant une entente de partenariat avec le Groupe Juste pour rire en 2012.

En vertu de cette entente, Québecor détient un «droit de première offre», ce qui signifie que le Groupe Juste pour rire ne peut être vendu sans que Québecor n'ait la priorité comme acheteur potentiel.

Si Québecor refuse d'acheter le Groupe Juste pour rire au prix qu'il demande, l'entreprise de Gilbert Rozon ne peut être vendue à un autre acheteur à un meilleur prix que celui demandé à Québecor.

Le fondateur et actionnaire majoritaire de Juste pour rire, Gilbert Rozon, a annoncé la vente de ses actions dans l'entreprise qu'il a fondée en 1983 après avoir été l'objet d'allégations de harcèlement et d'agression sexuelle de la part de plusieurs femmes en octobre dernier.

La vente a été confiée à RBC Marchés des capitaux, qui est la partie visée par la demande d'injonction de Québecor.

Québecor affirme avoir versé plus de 45 millions $ à Groupe Juste pour rire en partenariats et commandites depuis la conclusion de l'entente de 2012.

Le conglomérat, propriétaire notamment de TVA, du Journal de Montréal et de Québec et de Vidéotron, est le diffuseur de nombreuses productions de Juste pour rire.

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