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08/01/2018 13:47 EST | Actualisé 08/01/2018 13:47 EST

Fin des plaidoiries au procès sur la tragédie de Lac-Mégantic

L'avocat du chef du train qui a déraillé a plaidé que les gestes posés par Thomas Harding la veille de la tragédie n'étaient pas parfaits, mais qu'ils étaient néanmoins raisonnables.

La Presse canadienne/Paul Chiasson

L'avocat du chef du train qui a déraillé au centre de Lac-Mégantic, faisant 47 morts en juillet 2013, a plaidé lundi que les gestes posés par Thomas Harding la veille de la tragédie n'étaient pas parfaits, mais qu'ils étaient néanmoins raisonnables.

Dans ses plaidoiries finales, au palais de justice de Sherbrooke, Me Charles Shearson a admis que M. Harding n'avait pas respecté toutes les règles prévues lorsqu'il a garé le convoi pétrolier pour la nuit à Nantes, à une quinzaine de kilomètres de Lac-Mégantic.

L'avocat a toutefois soutenu que l'entreprise ferroviaire Montreal Maine and Atlantic (MMA) n'avait pas informé M. Harding des risques inhérents à cette procédure. Me Shearson plaide donc que si M. Harding s'est écarté effectivement des règles prévues, il n'a pas commis un acte criminel ce soir-là.

La Couronne a plaidé au procès que M. Harding n'avait pas appliqué le nombre requis de freins sur le convoi, qui était garé en légère pente ce soir-là, et que le chef de train n'avait pas testé adéquatement le système de freinage avant de partir pour la nuit.

Le convoi rempli de pétrole brut s'est ensuite lentement ébranlé puis a pris de la vitesse et s'est emballé avant de dérailler puis d'exploser au coeur de Lac-Mégantic. La tragédie a fait 47 morts dans cette petite ville de l'Estrie; l'incendie, qui a fait rage pendant plusieurs jours, a dévasté une partie du centre-ville.

Le chef de train Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie et le directeur de l'exploitation de la MMA, Jean Demaître, ont tous trois plaidé non coupables à l'accusation de négligence criminelle ayant causé la mort.

La Couronne a présenté ses plaidoiries finales la semaine dernière, tout comme les avocats de MM. Labrie et Demaître. C'était au tour de l'avocat de M. Harding, lundi, de s'adresser au jury. Le juge Gaétan Dumas, de la Cour supérieure, devrait ensuite transmettre ses directives aux jurés.

Lac-Mégantic après la tragédie