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05/01/2018 14:30 EST | Actualisé 05/01/2018 14:30 EST

Une directrice d'école accusée d'avoir falsifié des examens

Elle fait fasse à des accusations d'inconduite professionnelle.

Getty Images/iStockphoto
School classroom with blackboard

Une ancienne directrice d'école secondaire en Ontario fait face à des accusations d'inconduite professionnelle, car on lui reproche d'avoir falsifié les résultats d'un test de compétences linguistiques.

Après avoir mené une enquête, l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario a découvert que certains étudiants avaient été rappelés à l'école pour compléter une partie du Test provincial de compétences linguistiques, qui devait être terminé à ce moment-là.

Christine Vellingea, qui était alors directrice d'une école du conseil scolaire catholique du district de Simcoe Muskoka, est accusée d'avoir consulté tous les examens pour trouver les copies incomplètes, et d'avoir demandé aux professeurs de faire la même chose.

L'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE), qui a créé et gère l'examen, indique que les résultats de ces examens servent à produire les rapports annuels sur les conseils scolaires. Ils sont aussi utilisés pour surveiller le progrès des enfants pendant leur parcours scolaire.

Dans son avis d'audience disciplinaire, le collège allègue qu'en 2016, Mme Vellingea a appelé 21 étudiants pour qu'ils reviennent à l'école afin de compléter les parties laissées vides dans l'examen — qui étaient bien indiquées aux élèves. La directrice aurait aussi demandé à son directeur adjoint de faire de même.

Mme Vellingea est aussi accusée d'avoir échoué à s'assurer que les étudiants étaient convenablement surveillés alors qu'ils étaient en possession du test. Elle aurait aussi dit à un étudiant: «Tu n'as jamais été ici».

La dame doit comparaître devant le comité de discipline le 26 janvier. Le collège a dit que Mme Vellingea avait été suspendue pendant 20 jours sans salaire et qu'elle avait subi une rétrogradation: elle est maintenant directrice adjointe.

Au terme de sa propre enquête, l'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation a conclu qu'il y avait eu des «irrégularités». En conséquence, l'OQRE ne tiendra pas compte des résultats de cette année-là dans ses rapports.

L'ancien directeur adjoint par intérim, ainsi qu'un professeur, sont aussi accusés, mais la date de leur comparution devant le comité de discipline n'a pas encore été fixée. Andrew Burke, l'ancien directeur adjoint par intérim, a été suspendu pendant dix jours sans salaire, alors que le professeur Gregory Quinn a été suspendu pendant cinq jours.

Les représentants du conseil scolaire et les avocats des accusés n'avaient pas répondu aux demandes de commentaire de La Presse canadienne au moment d'écrire ces lignes.