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04/01/2018 16:53 EST | Actualisé 04/01/2018 16:54 EST

La demande pour le pétrole brut lourd canadien devrait augmenter en 2018

Le déclin des exportations du Venezuela et du Mexique pourrait jouer à notre avantage.

Getty Images/iStockphoto

CALGARY — La demande pour le pétrole brut lourd canadien devrait grimper cette année, la diminution des volumes en provenance du Mexique et du Venezuela offrant de nouvelles occasions de vente aux raffineries américaines, a estimé jeudi Deloitte.

Selon la firme de comptabilité et de consultation, la hausse de la demande viendra renverser les récents rabais sur le prix du brut lourd imposés aux producteurs canadiens en raison des pannes de pipelines qui ont resserré leur capacité de transport à l'exportation.

Le rapport de Deloitte prévoit que le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) atteindra en moyenne environ 55 $ US le baril en 2018, en hausse par rapport à 50,84 $ US le baril en 2017. Cela s'appuie notamment sur le renouvellement prévu des limites de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Deloitte calcule en outre que le baril de Western Canada Select (WCS), un mélange de bitume du Nord albertain et de pétrole plus léger, vaudra en moyenne 46,40 $ CAN cette année.

La firme note que les États-Unis augmentent leur production de pétrole brut léger, mais aussi leurs exportations de pétrole vers des marchés comme l'Asie.

Pour la première fois, la production totale de bitume du Canada pourrait dépasser, en 2018, le cap des trois millions de barils par jour, grâce à la contribution de nouveaux projets comme la mine de sables bitumineux de Suncor à Fort Hills, et à la mise en marche de plus petites expansions au sein des activités de sables bitumineux existantes.

«Les prix du pétrole canadien ont traîné derrière ceux aux États-Unis en 2017 essentiellement en raison de l'augmentation de la production américaine et de possibles difficultés de transport pour acheminer le pétrole canadien sur ce marché», a observé le responsable du secteur du pétrole et du gaz naturel chez Deloitte, Andrew Botterill.

«Mais si le Canada peut profiter du déclin des exportations du Venezuela et du Mexique vers les États-Unis et accéder à une partie de sa capacité de raffinage de pétrole lourd, la différence de prix entre le WCS et le WTI devrait au moins être plus modérée par rapport à la différence historique.»