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03/01/2018 13:04 EST | Actualisé 03/01/2018 15:09 EST

Washington durcit le ton contre l'Iran

De nouvelles sanctions sont envisagées.

Anadolu Agency via Getty Images

La Maison-Blanche envisage de nouvelles sanctions contre des représentants du régime iranien et ses partisans impliqués dans la répression du mouvement de contestation débuté il y a une semaine, a indiqué mercredi un haut responsable de l'administration américaine.

"Nous examinons toutes les possibilités", a-t-il précisé sous couvert d'anonymat, au sujet des organisations et des personnes susceptibles d'être visées par de telles mesures punitives pour des infractions aux droits de l'homme, des actes de censure ou l'entrave à la liberté de rassemblement.

"Cela requiert de l'information, mais il y a beaucoup d'information qui circule, donc nous avons l'intention de commencer à rassembler tout cela et à examiner ce que nous pouvons faire."

Plus tôt dans la journée, le président Donald Trump avait affirmé dans un tweet que le peuple iranien recevrait "un grand soutien de la part des Etats-Unis le moment venu!"

"Enormément de respect pour les Iraniens au moment où ils essayent de reprendre le contrôle de leur gouvernement corrompu", a encore écrit M. Trump dans ce message, sans donner plus de précisions.

Les Etats-Unis vont "utiliser toutes les sources d'informations à leur disposition pour être en mesure de recueillir des informations concrètes sur qui est à l'origine de la répression, qui porte atteinte aux droits de l'homme, qui utilise la violence contre les manifestants, pour soumettre (ces informations) à notre mécanisme de désignation des sanctions", a encore précisé le haut responsable.

Il a aussi affirmé que les Etats-Unis demanderaient à ce que l'Iran soit condamné par le haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme à Genève.

Au total, 21 personnes ont été tuées et des centaines arrêtées depuis le début, le 28 décembre à Machhad (nord-est), de rassemblements contre les difficultés économiques et le pouvoir, qui se sont rapidement propagés à l'ensemble de l'Iran.

L'armée d'élite du pouvoir iranien a proclamé mercredi la fin de ce mouvement de contestation, qui est le premier de cette ampleur depuis celui violemment réprimé en 2009 contre la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Le mouvement actuel "est quelque chose de différent, nous observons quelque chose de nouveau que nous n'avons pas vu en Iran depuis le révolution islamique, c'est-à-dire au cours des 40 dernières années", a commenté le haut responsable de la Maison-Blanche.

Ainsi "la signification politique (de ce mouvement) en Iran n'est pas totalement claire, c'est imprévisible", a-t-il encore ajouté.

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