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03/01/2018 21:31 EST | Actualisé 03/01/2018 21:31 EST

Des mesures en Ontario pour compenser la hausse du salaire minimum

Des employés de Tim Hortons ont affirmé que leurs dirigeants ont réduit les avantages sociaux des travailleurs et coupé dans les pauses rémunérées.

Daniel Becerril / Reuters

Des employés d'établissements Tim Hortons en Ontario détenus par les enfants des cofondateurs de la franchise ont affirmé que les deux dirigeants ont réduit les avantages sociaux des travailleurs et coupé dans les pauses rémunérées afin d'aider à contrebalancer la hausse de 2,40 $ du salaire minimum dans la province.

Jeri Horton-Joyce et Ron Joyce Jr ont écrit une lettre aux employés à leurs deux restaurants Tim Hortons de Cobourg, en Ontario, affirmant que ceux souhaitant encore bénéficier du régime d'assurance dentaire et d'autres prestations de santé devront payer eux-mêmes une portion des coûts du programme. Les employés qui travaillent au restaurant depuis plus de cinq ans devront payer la moitié des coûts du programme, tandis que ceux y travaillant depuis six mois à cinq ans devront verser 75 pour cent des coûts du programme.

Les pauses des employés ne seront plus compensées, ajoute la lettre datée en décembre 2017. Par exemple, ceux travaillant des quarts de neuf heures seront payés pour huit heures et 20 minutes, tandis que ceux travaillant des périodes de trois heures seront payés pour deux heures et 45 minutes.

«Nous nous excusons pour ces changements», indique la lettre, ayant été relayée sur les médias sociaux. Les deux dirigeants ajoutent qu'ils pourraient rétablir certaines ou l'ensemble des prestations retirées quand ils auront un portrait plus précis des coûts futurs reliés à la décision du gouvernement de l'Ontario.

Les coupes dans les prestations et la rémunération dans ces deux restaurants, qui sont entrées en vigueur le 1er janvier, suivent la montée du salaire minimum en Ontario cette semaine de 11,60 $ l'heure à 14 $ l'heure. Le couple a aussi écrit que les changements étaient mis en vigueur dans l'anticipation d'une autre hausse d'un dollar au début de 2019.

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