POLITIQUE
03/01/2018 15:49 EST | Actualisé 03/01/2018 15:49 EST

Bois d'oeuvre: des droits «injustifiés et inquiétants», dit la ministre Freeland

La ministre des Affaires étrangères a dénoncé les droits compensatoires et antidumping définitifs du gouvernement américain.

Blair Gable/Reuters

OTTAWA — La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a dénoncé mercredi les droits compensatoires et antidumping définitifs du gouvernement américain sur les exportations de bois d'oeuvre canadien.

Deux avis publiés dans le registre fédéral américain confirment l'imposition de ces droits définitifs à compter du 3 janvier 2018. L'industrie forestière devait payer des droits compensatoires et antidumping préliminaires depuis le 30 juin 2017.

Dans cet avis, l'International Trade Administration des États-Unis a légèrement diminué ces droits, qui totalisent maintenant 20,23 pour cent au lieu de 20,83 pour cent pour la majorité des entreprises touchées.

Dans une déclaration, la ministre Freeland écrit que «les droits imposés par les États-Unis sur le bois d'oeuvre résineux canadien sont injustes, injustifiés et inquiétants» et que le gouvernement canadien continuera de défendre l'industrie du bois d'oeuvre «contre les pratiques commerciales protectionnistes».

Le Canada a entamé en novembre deux recours contre des droits compensatoires et antidumping, l'un en vertu du controversé chapitre 19 de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et l'autre devant l'Organisation mondiale du commerce. Parallèlement, Ottawa continuera les pourparlers avec Washington pour tenter de conclure un nouvel accord sur le bois d'oeuvre.

Au cours des derniers mois, l'industrie canadienne du bois d'oeuvre a été en mesure de refiler le coût des droits compensatoires et antidumping aux consommateurs américains grâce à une hausse des prix.

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