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31/12/2017 11:57 EST | Actualisé 31/12/2017 12:51 EST

Nos dix meilleurs films de l’année 2017

À voir ou à revoir!

Getty Images

L'année 2017 nous aura offert des longs métrages magnifiques. Parmi les centaines d'œuvres sorties dans nos salles durant les douze derniers mois, le HuffPost Québec dévoile sa liste des dix meilleurs films.

10 – GET OUT

Totalement inclassable, l'opus de l'humoriste Jordan Peele est rapidement devenu le film fétiche des critiques. À la fois film d'horreur et satire sociale, le long métrage aborde les tensions raciales d'une manière tout à fait originale. Alors qu'un jeune photographe afro-américain (impressionnant Daniel Kaluuya) accepte d'accompagner sa petite-amie blanche chez ses parents, d'étranges événements viennent remettre en cause la bonne ambiance familiale.

9 – BLADE RUNNER 2049

Même si le public a boudé en salle la sortie du film de science-fiction du Québécois Denis Villeneuve, la suite ambitieuse de l'iconique Blade Runner de Ridley Scott vaut vraiment le détour. Images somptueuses et réalisation impeccable font de cet essai un immense tour de force. À voir absolument.

8 – 120 BATTEMENTS PAR MINUTE

La dernière proposition bouleversante du Français Robin Campillo revient sur les années sida via les destinées de militants homos prêts à tout pour faire entendre leur voix. Une œuvre captivante du début jusqu'à la fin. On reste happé par le combat de ces jeunes dont la plupart sont morts des suites de la maladie. Un film magistral!

7 – THE SHAPE OF WATER

Le Mexicain Guillermo del Toro signe ici une superbe histoire d'amour qui met en scène une femme de ménage muette et une créature aquatique. Fable sur la tolérance abordant la xénophobie, l'homophobie et la misogynie des années 1950, ce drame fantastique d'un visuel à couper le souffle est baigné par la magnifique musique du compositeur Alexandre Desplat. La distribution est impressionnante, notamment Sally Hawkins et Richard Jenkins.

6 – THE SQUARE

La comédie moderne et grinçante de l'année a valu à Ruben Östlund la Palme d'or au dernier Festival de Cannes. Le cinéaste suédois se moque, parfois jusqu'au malaise, du milieu de l'art à travers les tribulations d'un conservateur d'un musée d'art contemporain à Stockholm. Réflexion sur les injustices et la pauvreté, cette satire aussi jouissive que nécessaire est une réussite totale.

5 – THE KILLING OF THE SACRED DEER

Tordu et baroque, le thriller féroce du Grec Yórgos Lánthimos, lauréat du prix du scénario à Cannes, dérange et fascine. À la limite de l'absurde, les faits inéluctables relatés dévoilent les petites ou grandes lâchetés de la nature humaine avec un brio exceptionnel. Nicole Kidman et Colin Farrell y sont d'ailleurs remarquables.

4 – LADY MACBETH

Pour son premier long métrage, le Britannique William Oldroyd met au pilori la société patriarcale de l'ère victorienne au cœur d'un drame rigoriste et austère adapté d'une pièce célèbre de William Shakespeare. Mariée à un homme qu'elle n'aime pas, l'héroïne fomente en secret sa propre liberté sexuelle quitte à commettre les pires cruautés. D'un lyrisme inoubliable, le huis clos splendide nous hante longtemps, très longtemps.

3 – A GHOST STORY

Un pur chef-d'œuvre que l'on doit à l'Américain David Lowery. Sous les déambulations d'un fantôme mutique accroché à ses souvenirs et à son ancienne maison, se dévoile une magnifique réflexion sur notre condition de mortel. Des plans-séquences audacieux, une mise en scène élégante et des incarnations fortes font de ce film mélancolique un ovni dans la cinématographie mondiale.

2 – CALL ME BY YOUR NAME

Été 1983. Le jeune Elio (Timothée Chalamet) connaît ses premiers émois amoureux en compagnie d'Oliver (Armie Hammer), un charmant doctorant âgé de 24 ans. D'un naturel hallucinant, le récit, mené d'une main de maître par l'Italien Luca Guadagnino, s'attarde sur les sentiments érotiques avec sensibilité et justesse. La palme à Timothée Chalamet dans le rôle d'un adolescent fragile et lumineux.

1 – THE DISASTER ARTIST

Jugée dès sa sortie en 2003 comme le pire film de l'histoire du 7e art, The Room de l'excentrique et sans talent Tommy Wiseau est pourtant considéré aujourd'hui comme une véritable œuvre culte. À la réalisation et dans les habits du personnage principal, James Franco se penche sur le tournage chaotique et hilarant de The Room. Drôle à souhait, l'œuvre-hommage d'une grande finesse raconte les ambitions d'un homme attachant empli de mystère.