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30/12/2017 15:31 EST | Actualisé 30/12/2017 15:31 EST

La surpopulation de chats reste un problème au Canada, selon une étude

La situation ne changera pas tant que les taux de stérilisation n'auront pas augmenté.

PC/HO-Canadian Federation of Humane Societies

Une nouvelle étude concernant la surpopulation de chats au Canada révèle que plus de félins sont maintenant stérilisés afin de limiter le nombre de portées indésirées, mais qu'il y a toujours plus de chats que de personnes prêtes à les accueillir sous leur toit.

Le rapport récemment publié par la Fédération des sociétés canadiennes d'assistance aux animaux (FSCAA) recommande d'en faire plus pour encourager les propriétaires de chats à faire stériliser leur animal, même lorsqu'il s'agit de chatons âgés de six semaines.

«La surpopulation de chats demeure un défi pour les collectivités partout au Canada», dit l'étude.

«Les refuges accueillent toujours deux fois plus de chats que de chiens et le nombre de jeunes chats est aussi deux fois plus élevé que le nombre de jeunes chiens, ce qui signifie que les portées indésirées sont toujours un problème.»

Le rapport fait suite à une autre étude similaire effectuée il y a cinq ans. Il comprend les résultats d'un sondage mené par Ipsos en mai dernier.

Les nouvelles données indiquent que plus de chats sont adoptés et moins sont euthanasiés, et que plus de félins perdus sont rendus à leur maître.

Moins de Canadiens laissent leur chat se promener à l'extérieur où ils courent le risque d'être frappés par des véhicules ou de se battre avec d'autres félins ou bêtes.

Le nombre de chats déjà stérilisés qui arrivent dans les refuges est en hausse et plus de chats sont stérilisés par les organismes pour les animaux.

Mais l'étude souligne qu'il y a encore trop de chats et que la situation ne changera pas tant que les taux de stérilisation n'auront pas augmenté.

«La bonne nouvelle, c'est que nous avons fait des pas de géant sur le plan du bien-être des chats depuis 2012», a affirmé Barbara Cartwright, la directrice générale de la FSCAA.

«La mauvaise nouvelle, c'est que ce n'est pas assez rapide pour régler la crise de la surpopulation de chats au Canada.»

Le rapport note qu'il y a environ 9,3 millions de chats au Canada. Mais pour des raisons que l'on ignore, les félins ne sont pas traités avec autant de soins et de considération que les chiens.

Toolika Rastogi, directrice des politiques et de la recherche pour la FSCAA, estime que certaines personnes voient les chats comme étant moins importants que les chiens, peut-être parce que les félins sont souvent donnés par un proche ou un voisin.

Les chats sont aussi plus fertiles que les chiens et peuvent se reproduire à un plus jeune âge.

«Les chats sont les animaux de compagnie les plus populaires dans les chaumières canadiennes, suivis de près par les chiens, pourtant, ils éprouvent plus de difficultés», a-t-elle commenté.

La surpopulation crée des problèmes.

Les chats languissent plus longtemps dans les refuges en attendant d'être adoptés, ce qui peut les rendre plus vulnérables aux maladies liées au stress.

Selon Mme Rastogi, l'amélioration des taux de stérilisation découle directement de la décision de la part des organismes pour les animaux de faire de cette intervention une priorité.

D'après l'étude, seulement 19 pour cent des villes ayant répondu au sondage avaient des politiques de stérilisation.

Toolika Rastogi croit que, si davantage de municipalités emboîtaient le pas aux organismes pour les animaux, les taux de stérilisation augmenteraient à coup sûr.

«Elles doivent en faire plus», a-t-elle conclu.