NOUVELLES

Un mafieux new-yorkais de 82 ans finalement rattrapé par la justice

Accusé de meurtre, mais aussi du célèbre braquage de la Lufthansa en 1978, le mafieux new-yorkais Vincent Asaro était toujours passé à travers les mailles de la justice.

28/12/2017 21:08 EST | Actualisé 28/12/2017 21:08 EST
Getty Images/iStockphoto

Accusé de meurtre, mais aussi du célèbre braquage de la Lufthansa en 1978, le mafieux new-yorkais Vincent Asaro était toujours passé à travers les mailles de la justice, avant d'être condamné jeudi, à 82 ans, pour un coup de colère façon Cosa Nostra.

Fils et petit-fils de mafieux, cet homme aux cheveux toujours impeccablement plaqués en arrière est l'un des derniers survivants d'une époque révolue, durant laquelle la mafia italo-américaine régnait sur le crime organisé à New York.

Grandi à Ozone Park, l'un des fiefs de Cosa Nostra dans le quartier du Queens, Vincent Asaro est soupçonné d'avoir été, durant des décennies, l'un des cadres du clan Bonanno, l'une des cinq grandes familles mafieuses de New York.

En 2015, il avait été jugé pour sa participation présumée au casse du 11 décembre 1978 à l'aéroport John F. Kennedy de New York, lors duquel 5 millions de dollars en espèces et 1 million en bijoux, acheminés par la compagnie allemande Lufthansa, avaient été dérobés.

Mais un jury populaire l'avait finalement déclaré non coupable de ces faits, ainsi que d'avoir étranglé en 1969, à l'aide d'une chaîne pour chiens, un autre mafieux, Paul Katz, qu'il soupçonnait d'être un informateur de la police.

Mais la justice a fini par le rattraper, à la faveur d'une affaire mineure pour un criminel de ce calibre.

En avril 2012, Asaro s'en était pris à un automobiliste qui lui avait fait une queue de poisson à un feu. Après l'avoir poursuivi en voiture pied au plancher, le mafieux l'avait finalement perdu.

Mais il avait relevé le numéro d'immatriculation et était parvenu à trouver l'adresse du conducteur imprudent, avant d'envoyer trois de ses hommes mettre le feu à son véhicule.

Jeudi, un juge fédéral de Brooklyn l'a condamné pour ces faits à huit années d'emprisonnement, selon un communiqué publié par le procureur fédéral du district est de New York, Bridget Rohde.

Signe que l'homme n'avait rien perdu de sa vigueur, il avait, ces derniers mois, indiqué, en détention, vouloir faire assassiner la procureure en charge de son dossier, selon des documents versés à la procédure.