POLITIQUE
28/12/2017 21:16 EST | Actualisé 29/12/2017 13:47 EST

Le cœur de Jagmeet Singh balance entre QS et le NPD-Québec

Le chef du NPD au fédéral reste évasif sur ses préférences politiques sur la scène provinciale.

LA PRESSE CANADIENNE

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) au fédéral tente d'éviter de naviguer en eaux troubles à l'approche des élections au Québec en 2018.

En entrevue avec le HuffPost Québec plus tôt ce mois-ci, Jagmeet Singh est resté évasif sur ses préférences politiques sur la scène provinciale. Penche-t-il plutôt du côté de Québec solidaire (QS) ou du NPD-Québec, un nouveau venu sur la scène politique?

« Je suis NPD, donc j'aime le NPD », a-t-il laissé tomber avant de poursuivre en précisant que ce sont « vraiment les valeurs qui comptent » pour lui.

S'il reconnaît les liens naturels entre son parti au fédéral et le parti de Gabriel Nadeau-Dubois et de Manon Massé à Québec, M. Singh prend ses distances de la direction indépendantiste qu'a pris QS en fusionnant avec Option nationale.

« Je pense que les gens du Québec sont progressistes, donc il y a des gens qui voudront appuyer un parti progressiste. Il y a aussi des gens qui veulent que le Canada reste uni. Moi, je veux que le pays reste ensemble », a-t-il insisté.

Le chef néodémocrate est revenu sur ses propos sur l'indépendance du Québec. Lors d'un débat dans nos studios en septembre dernier, pendant la course à la direction, il a déclaré qu'il se mettrait « immédiatement » au travail pour « soutenir » la décision des Québécois s'ils choisissaient de se séparer du reste du Canada.

Quelques mois plus tard, il insiste davantage sur l'importance d'avoir un Canada uni. « Je vais travailler très fort pour convaincre toutes les nations, toutes les provinces que c'est un avantage de rester ensemble », a martelé M. Singh en entrevue.

« Je suis quelqu'un qui respecte les droits de la personne et, comme avocat, comme défendeur des droits de la personne, c'est très clair qu'il faut respecter la décision d'une nation ou d'un peuple de décider de son avenir. Pour moi, il n'y a aucune controverse avec cette position. »

Mulcair était contre le NPD-Québec

Le NPD-Québec, qui s'est inscrit auprès du Directeur général des élections du Québec en 2014, se choisira un chef le 21 janvier prochain, rapporte Le Devoir. Le nouveau parti a également l'intention de présenter des candidats aux élections provinciales en octobre prochain.

Or, l'arrivée du NPD-Québec n'inspirait guère l'ancien chef au fédéral, Thomas Mulcair, qui a déclaré l'an dernier à l'émission Tout le monde en parle que l'échiquier politique du Québec est « déjà assez encombré comme ça ». Son lieutenant du Québec, Alexandre Boulerice, était du même avis.

Mais les aspirants chefs du NPD-Québec, Raphaël Fortin et Raymond Côté, ont confié au Devoir que ces critiques ne les effraient pas. Ils soutiennent que l'électorat québécois a soif d'un parti progressiste qui ne soit pas souverainiste.

Le hic, c'est que le Parti vert du Québec (PVQ) – qui se décrit comme écosocialiste, féministe et multiculturel - est aussi contre l'indépendance du Québec. Lors de l'élection partielle dans Louis-Hébert, le chef du PVQ Alex Tyrrell a d'ailleurs gagné plus de voix que le candidat du NPD-Québec, Denis Blanchette.

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