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26/12/2017 13:44 EST | Actualisé 26/12/2017 14:16 EST

Washington sanctionne deux Nord-Coréens impliqués dans le programme balistique

Ces sanctions visant Kim Jong Sik et Ri Pyong Chol.

Joshua Roberts / Reuters

Les Etats-Unis ont sanctionné deux dirigeants Nord-Coréens dans la foulée d'une résolution onusienne durcissant les mesures de rétorsion contre Pyongyang, dont les ambitions nucléaires doivent être appréhendées par une phase de négociation, selon les chefs de la diplomatie américaine et russe.

"Les deux parties partagent l'opinion que le programme de missile nucléaire nord-coréen est contraire aux exigences du Conseil de sécurité de l'ONU", a indiqué mardi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué relatant un entretien téléphonique entre Sergueï Lavrov et Rex Tillerson.

"Il a été souligné qu'il était nécessaire de passer d'un langage de sanctions à un processus de négociations dès que possible", ajoute le texte.

Les sanctions américaines annoncées mardi visent Kim Jong Sik et Ri Pyong Chol, "des dirigeants des programmes balistiques" nord-coréens et "s'inscrivent dans une campagne de pression maximale pour isoler la Corée du Nord et faire en sorte que la péninsule coréenne soit entièrement dénucléarisée", a pour sa part expliqué le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, cité dans un communiqué.

La décision de bloquer tous les éventuels avoirs aux Etats-Unis et transactions avec ces deux dirigeants nord-coréens "fait suite à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies vendredi, qui impose de nouvelles sanctions fortes contre la Corée du Nord pour l'empêcher de pouvoir lever des fonds illicites", a ajouté M. Mnuchin.

Les membres du Conseil de sécurité avaient voté vendredi à l'unanimité sur un texte américain durcissant les sanctions contre la Corée du Nord, en ciblant le pétrole et les travailleurs nord-coréens à l'étranger. Kim Jong Sik et Ri Pyong Chol étaient visés par cette résolution, précise le département du Trésor dans son communiqué.

Pyongyang avait qualifié d'"acte de guerre" ces nouvelles sanctions, le neuvième train de sanctions onusiennes, dont les trois derniers ont été adoptés sous l'impulsion des Américains après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a proclamé le 29 novembre que son pays était devenu un Etat nucléaire à part entière après avoir testé avec succès un nouveau type de missile capable selon lui de frapper n'importe où aux Etats-Unis.

Le président américain Donald Trump a menacé en réponse de "détruire totalement" la Corée du Nord en cas d'attaque contre son pays.

En s'adressant à son homologue américain, Sergueï Lavrov a "une nouvelle fois souligné qu'il était inadmissible d'exacerber les tensions autour de la péninsule coréenne par la rhétorique agressive de Washington envers Pyongyang et par l'augmentation des préparatifs militaires dans la région", selon le ministère russe des Affaires étrangères qui précise que l'entretien entre MM. Lavrov et Tillerson avait eu lieu à l'initiative de Washington.

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