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Le pape François se désole des «vents de la guerre» qui soufflent sur le monde

Le pape a surtout pris pour cible les discordes impliquant le président américain.

25/12/2017 09:43 EST | Actualisé 25/12/2017 09:43 EST
Corbis via Getty Images

Déplorant les «vents de la guerre» qui soufflent partout dans le monde, le pape François en a appelé à la résolution des conflits au Proche-Orient et sur la péninsule coréenne à l'occasion de son traditionnel message de Noël.

Le pape a surtout pris pour cible les discordes impliquant le président américain. La décision de Donald Trump de reconnaître la ville de Jérusalem comme capitale de l'État hébreu a donné lieu à une nouvelle flambée de violence au Proche-Orient, tandis que sa confrontation avec le régime nord-coréen quant à ses essais nucléaires a avivé les tensions en Asie.

Tandis que les chrétiens célèbrent la naissance de Jésus, le chef de l'Église catholique a dépeint une souffrance qui se reflète «dans les visages des petits enfants», citant en exemple la guerre et d'autres frictions en Afrique.

Il a lancé un appel à la paix pour Jérusalem et la Terre sainte, priant «que la volonté de reprendre le dialogue puisse l'emporter entre les parties et que puisse finalement être atteinte une solution négociée qui permettrait la coexistence pacifique de deux États au sein de frontières communément décidées et reconnues internationalement».

Le pape a également prié pour que la confiance renaisse sur la péninsule coréenne.

Il a demandé à ce que «nos coeurs ne soient pas aussi fermés» que les auberges de Bethléem qui ont refusé d'accueillir Marie et Joseph avant la naissance de Jésus.

«Les vents de la guerre soufflent sur notre monde et un modèle de développement dépassé continue d'engendrer une dégradation humaine, sociale et environnementale», a-t-il signalé lors de sa bénédiction «Urbi et Orbi», depuis le balcon central qui surplombe la place Saint-Pierre.

Ce traditionnel message de Noël est devenu l'occasion pour les papes de préconiser des solutions à la souffrance dans le monde.

Le pape François s'est également désolé que la Syrie demeure «marquée par la guerre», que le conflit au Yémen reste «largement oublié» et que l'Irak soit «déchiré» par des affrontements depuis maintenant 15 ans.

Rappelant son récent voyage vers le Bangladesh et le Myanmar, il a aussi exhorté la communauté internationale à «s'assurer que la dignité des groupes minoritaires présents dans la région soit adéquatement protégée».

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