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Denis Shapovalov a conquis les coeurs grâce à son style combatif et son charisme

Le jeune canadien est notamment devant Roger Federer, Georges St-Pierre et Tom Brady.

22/12/2017 13:26 EST | Actualisé 22/12/2017 13:26 EST
THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson

Si les athlètes trentenaires ont eu leur moment de gloire, c'est un jeune adolescent à la tignasse blonde qui a conquis les coeurs en 2017.

Les Erik Guay, Tom Brady, Georges St-Pierre, Rafael Nadal et Roger Federer ont tous démontré qu'il est possible de se maintenir au sommet de son sport même à un âge où plusieurs les croyaient sur la voie d'évitement.

La montée en puissance du combatif Denis Shapovalov a toutefois témoigné de l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes athlètes sans complexe.

Voici les 10 coups de coeur de 2017 des journalistes de la section des sports de La Presse canadienne:

1. La nouvelle coqueluche

Avant ses coups d'éclat à la Coupe Rogers, Denis Shapovalov s'était surtout fait remarquer pour un malencontreux geste de frustration à la Coupe Davis. Insatisfait de son jeu lors du match décisif de premier tour face à la Grande-Bretagne en février, il a frappé une balle qui a atteint accidentellement l'arbitre Arnaud Gabas directement dans l'oeil.

L'adolescent de 17 ans, anonyme 251e joueur mondial au moment de l'incident, avait juré avoir retenu la leçon. De toute évidence, cet épisode l'a fait maturer.

La nouvelle coqueluche du tennis canadien a par la suite connu un été de rêve. À Montréal en août, il a tour à tour épinglé à son tableau l'Argentin Juan Martin del Potro et l'Espagnol Rafael Nadal, chemin faisant vers la demi-finale du tournoi. Il a ensuite atteint la quatrième ronde des Internationaux des États-Unis, battant notamment le Français Jo-Wilfried Tsonga au deuxième tour. Chaque fois, il a ravi les spectateurs par sa ténacité de fer. Du coup, il a fait un bond jusqu'au 49e rang mondial fin octobre.

Et si son entraîneur personnel Martin Laurendeau dit vrai, Shapovalov n'a pas fini de nous surprendre.

2. Une journée de rêve

Alex Harvey a concrétisé son rêve de jeunesse en étant couronné champion du monde du 50 km style libre, l'épreuve reine du ski de fond. Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges a conclu sa saison en fanfare devant les siens, en gagnant le sprint dans le cadre des Finales de la Coupe du monde à Québec. Le lendemain, il s'est classé deuxième de la poursuite 15 kilomètres, confirmant sa troisième place au classement cumulatif de la Coupe du monde.

«C'est une saison presque parfaite», s'est exclamé Harvey quelques instants après sa dernière course de la saison. De son propre aveu, l'objectif est maintenant de pouvoir tenir les mêmes propos à l'issue de son aventure olympique à Pyeongchang.

3. Une remontée historique

Il ne faut jamais compter les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et le quart Tom Brady pour battus. Même lorsqu'ils tirent de l'arrière par 25 points à mi-chemin au troisième quart d'un match crucial. Les Falcons d'Atlanta l'ont appris à leurs dépens lors du 51e Super Bowl à Houston.

Sous pression, Brady a orchestré une remontée historique de 31 points sans réplique pour guider les Patriots à une victoire de 34-28 en prolongation. Et il est ainsi devenu le seul quart de l'histoire de la NFL à gagner cinq fois le Super Bowl.

Proclamé le joueur par excellence du match, Brady a fait oublier qu'il avait entrepris la saison sur la touche, résultat d'une suspension de quatre matchs en lien avec l'affaire des ballons dégonflés deux ans plus tôt.

4. Le champion des champions

Erik Guay a fait tout un tabac aux championnats du monde de ski alpin à Saint-Moritz, en Suisse. À 35 ans, il est devenu le skieur le plus âgé à monter sur la plus haute marche du podium aux Mondiaux, s'imposant lors du super-G. Quatre jours plus tard, il est passé à un cheveu de réaliser un doublé qui l'aurait fait passer à l'histoire, terminant deuxième de la descente.

Il ne manque plus au skieur canadien le plus prolifique de l'histoire une médaille olympique aux Jeux de Pyeongchang pour couronner une carrière exceptionnelle. Son état de santé pourrait toutefois se mettre en travers de ses ambitions. Une blessure à une vertèbre lombaire survenue à Val Gardena, en Italie, remet en effet sa participation en question.

5. Les astres enfin alignés

Après des années de «vaches maigres» et à leur 56e saison, les Astros de Houston ont savouré leur premier titre de la Série mondiale. Et dire que quatre ans plus tôt, l'équipe avait encaissé 111 défaites. Le voltigeur George Springer s'est illustré dans cette série en égalant un record avec cinq circuits dans la classique annuelle du Baseball majeur.

6. Un Expos pour toujours!

Tim Raines a été immortalisé au Temple de la renommée, portant fièrement une casquette des Expos de Montréal, avec lesquels il a passé 13 de ses 23 saisons dans les Ligues majeures. Et quelques jours après son intronisation, il a de nouveau témoigné son attachement au club et à la ville, en affirmant qu'il avait «le rouge, le blanc et le bleu des Expos tatoués sur le coeur».

7. Un retour triomphal

Après une absence de quatre ans et à 36 ans, le spécialiste des arts martiaux mixtes Georges St-Pierre a remporté un troisième titre mondial en UFC, devenant par le fait même le quatrième combattant de l'histoire de l'organisation à être couronné dans deux divisions de poids différentes.

Son retour a toutefois laissé des traces, lui qui a subi une sévère blessure à l'arrière de la tête. Il a finalement choisi de céder sa ceinture après avoir annoncé qu'il souffre d'une colite ulcéreuse. Son avenir dans l'octogone demeure incertain.

8. Une nouvelle dynastie

Avec la conquête d'une deuxième coupe Stanley d'affilée, les Penguins de Pittsburgh peuvent à bon droit prétendre au statut de dynastie du hockey. Aucune autre n'avait réussi à défendre avec succès son titre depuis les Red Wings de Detroit en 1997 et 1998. Et les Penguins y sont parvenus sans leur meilleur défenseur, Kristopher Letang. Reste à voir si les Sidney Crosby, Evgeny Malkin et cie pourront remettre ça une troisième fois.

9. Une année d'anthologie

Les trentenaires Rafael Nadal et Roger Federer ont connu une véritable cure de jouvence en 2017. Mis à mal par des problèmes de santé l'année précédente, ils ont survolé la saison en se partageant 13 titres et se divisant à parts égales les quatre manches du Grand Chelem. Si Nadal termine au sommet du classement, Federer peut prétendre au titre de tennisman de l'année grâce notamment à ses quatre victoires directes contre l'Espagnol, dont trois en finales.

10. Une place dans l'histoire de la F1

Avec un quatrième championnat en carrière, Lewis Hamilton a inscrit son nom parmi les grands pilotes de l'histoire. Au fil d'une saison où il a longtemps été défié par Sebastien Vettel, le Britannique a dépassé les 65 positions de tête de son idole de jeunesse, Ayrton Senna, et a même éclipsé le record de Michael Schumacher (68).

Peut-il s'attaquer au record des sept titres mondiaux de Schumacher? À 32 ans, il jure qu'il lui reste encore beaucoup de choses à accomplir.

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