POLITIQUE
20/12/2017 10:57 EST | Actualisé 20/12/2017 11:02 EST

Le rapport sur les calèches enfin dévoilé... puis mis de côté

L'administration Plante ne changera pas de cap dans ce dossier.

Getty Images

L'administration Plante a rendu public mercredi un rapport sur l'industrie des calèches que l'ancienne administration refusait de dévoiler. Elle a tout de suite fait savoir qu'elle ne compte pas suivre les recommandations.

Le rapport, communément appelé «rapport Cheval Cheval», est une étude de faisabilité concernant un projet d'écurie dans le Vieux-Montréal et de «Poney Club» au parc Angrignon, dans le Sud-Ouest. Le projet devait répondre à certaines critiques adressées aux opérateurs de calèches, notamment en ce qui concerne le bien-être des animaux.

Commandé en 2015, le rapport n'a jamais été dévoilé par l'administration de Denis Coderre. Ses recommandations ne seront pas non plus suivies par l'administration de Projet Montréal, qui a plutôt promis de bannir les calèches.

«Étant donné nos engagements électoraux, je dois recommander au comité exécutif de ne pas poursuivre ce genre d'investissement très coûteux», a dit Craig Sauvé, conseiller associé au comité exécutif et responsable de la gestion animalière.

Le rapport Cheval Cheval propose l'achat de terrains près du marché Bonsecours afin de construire une écurie gérée par une OBNL pour le compte de la Ville. Ceci permettrait d'inspecter les animaux des caléchiers à leur sortie et à leur retour, entre autres. L'écurie serait aussi une attraction touristique et permettrait d'améliorer le cadre bâti du secteur en remplaçant le stationnement situé devant l'entrée principale du marché.

La mesure coûterait au bas mot 13 millions $. À cela s'ajouterait une dépense de 5,5 M$ pour le Poney Club ainsi qu'un musée du cheval dont le coût n'est pas chiffré. M. Sauvé l'estime à près de 1 M$.

L'initiative permettrait «l'intégration transversale du riche patrimoine équestre de l'île de Montréal et le développement d'activités ancrées dans la quotidienneté permettant de sensibiliser les jeunes des milieux urbains au monde animal et à la nature par l'entremise du cheval», lit-on dans le rapport.

Même s'il n'a pas dévoilé les conclusions du rapport Cheval Cheval, l'ex-maire Coderre avait commencé à mettre en place certaines des mesures additionnelles recommandées. En décembre 2016, il a notamment réservé une somme de 500 000$ pour améliorer les infrastructures aux postes d'attente.

Quelques mois plus tôt, il avait plutôt annoncé un moratoire d'un an sur les calèches, avant de reculer sur cette décision.

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