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20/12/2017 11:38 EST | Actualisé 20/12/2017 11:38 EST

Accès à un médecin de famille: la cible ne sera pas atteinte

Barrette estime que les médecins «ont répondu à l'appel».

The Canadian Press Images

Même si un million de personnes de plus qu'en avril 2014 ont dorénavant accès à un médecin de famille au Québec, c'est tout de même insuffisant pour atteindre la cible de 85 pour cent qu'avait fixée le gouvernement provincial d'ici la fin de l'année.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a rencontré la presse mercredi matin pour souligner ce qu'il qualifie de «nombre symbolique», estimant que les médecins «ont répondu à l'appel».

Il a admis qu'il sera impossible d'atteindre la cible de 85 pour cent — ce qui équivaudrait à 300 000 patients de plus, selon le ministre — d'ici la fin du mois, mais juge que l'objectif sera atteint «dans le prochain trimestre». Pour l'ensemble de la province, le taux d'inscription à un médecin de famille atteint maintenant 79 pour cent.

Québec avait brandi plus tôt cette année le spectre de la loi 20 pour pousser les médecins à accélérer la cadence d'accès à un médecin de famille, affirmant que si la cible de 85 pour cent n'était pas atteinte au 1er décembre, le gouvernement appliquerait la loi comme prévu, dès janvier 2018.

Celle-ci prévoit d'importantes sanctions financières, de sorte que les médecins qui n'ont pas répondu aux attentes pourraient perdre jusqu'à 30 pour cent de leur rémunération.

Le ministre Barrette a noté mercredi qu'une «période de transition» de deux ans était actuellement en vigueur pour les omnipraticiens, de sorte que les pénalités ne seront pas appliquées, à condition que les médecins continuent de poursuivre activement l'atteinte de l'objectif.

«N'importe quand, dans la période de deux ans, si on voit l'assiduité baisser, c'est terminé», a-t-il prévenu.

M. Barrette n'a par ailleurs pas voulu discuter de la situation des médecins spécialistes, se contentant de dire que ceux-ci pourraient toujours se voir imposer des pénalités si leurs cibles ne sont pas atteintes à la date prévue.

«On est dans une situation qui est potentiellement confrontationnelle et je pense qu'il est encore possible d'avoir une situation qui est du même ordre que les omnipraticiens. La balle est dans le camp de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ)», a-t-il lancé.