POLITIQUE
19/12/2017 18:53 EST | Actualisé 19/12/2017 18:54 EST

Le Canada et les États-Unis tiendront une réunion pour discuter de la Corée du Nord

L'exercice vise à «démontrer la solidarité internationale face au danger que représente» la menace nucléaire nord-coréenne, a déclaré Chrystia Freeland.

THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland avec le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, à Ottawa, le mardi 19 décembre 2017.

C'est le 16 janvier que le Canada et les États-Unis tiendront une réunion pour discuter de la Corée du Nord. Les deux pays voisins seront les co-hôtes, à Vancouver, d'un rassemblement d'un certain nombre de ministres des Affaires étrangères venant d'un peu partout dans le monde.

L'exercice vise à «démontrer la solidarité internationale face au danger que représente» la menace nucléaire nord-coréenne, a déclaré la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, mardi.

«Nous croyons fermement qu'une approche diplomatique est nécessaire et essentielle et possible. Et notre campagne de pression, notre solidarité internationale, c'est le chemin pour une approche diplomatique», a offert la ministre au cours d'un point de presse à Ottawa, à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.

M. Tillerson, de son côté, a assuré que la Maison-Blanche ne rejette pas l'option diplomatique.

«Ce que la Maison-Blanche a simplement noté, c'est que la Corée du Nord n'a pas démontré une volonté de négocier. (...) La Maison-Blanche appuie des négociations diplomatiques», a-t-il assuré. «Nous attendons que la Corée du Nord en arrive à cette conclusion. Et jusque-là, la campagne de pression ne fera que s'intensifier», a-t-il ajouté.

Donc, il n'est pas question de modifier ou d'annuler des exercices militaires en Corée du Sud et au Japon qui «sont prévus depuis longtemps» et qui n'ont «rien de surprenant».

Le secrétaire d'État et la ministre ont également discuté d'autres enjeux internationaux et de la renégociation en cours de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Sur la question de Jérusalem, que Donald Trump a reconnue comme capitale d'Israël, la ministre Freeland a préféré ne pas trop s'avancer en présence de son invité. «Le Canada et les États-Unis ont des positions diverses», s'est-elle contenté de répéter, en rapportant qu'il y a eu discussion sur «beaucoup d'enjeux du Moyen-Orient», sans citer spécifiquement Jérusalem. Elle a ajouté que toutes ses discussions avec M. Tillerson sont «candides et directes».

M. Tillerson, de son côté, a usé de diplomatie pour parler de l'ALÉNA. Il n'a pas voulu donner raison à ceux qui accusent les États-Unis de ne pas vouloir renégocier l'accord. Mais il n'a pas non plus donné de preuve de la bonne foi de l'administration Trump dans ce dossier.

«Le diable est dans les détails», a dit le secrétaire d'État, tout en assurant que «les deux parties abordent les négociations de bonne foi», excluant de son commentaire le Mexique.

La prochaine ronde de négociations de l'ALÉNA se tiendra à Montréal, à partir du 23 janvier.

M. Tillerson a également eu un entretien et un dîner avec le premier ministre Justin Trudeau avant de quitter Ottawa.

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