POLITIQUE

Jean-Marc Fournier ne sait pas s’il va se représenter en 2018

Il dit avoir été blessé par les «fausses allégations» à son endroit.

19/12/2017 17:08 EST | Actualisé 19/12/2017 17:08 EST
LA PRESSE CANADIENNE

QUÉBEC – Profondément blessé par les « fausses allégations » à son endroit, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, ne sait pas s'il compte se représenter aux prochaines élections générales.

Il n'a pas non plus confirmé s'il allait poursuivre le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, pour diffamation. « Je n'ai pas pris cette décision-là encore, a soutenu M. Fournier. Je peux juste vous dire ceci : quand je dis que c'est une injustice, ce n'est pas léger. Je ne souhaite à personne avec ses proches de subir ça. »

En avril dernier, M. Francoeur avait affirmé au micro de l'animateur Paul Arcand qu'une enquête criminelle qui ciblait deux libéraux, dont un qui était toujours député, avait été fermée prématurément en raison de pressions politiques. Le Bureau d'enquête de Québecor a ensuite appris que la présumée enquête visait entre autres M. Fournier.

Or, une équipe formée de plusieurs corps de police a conclu mardi « qu'aucune preuve ne démontre quelque fraude ou trafic d'influence » et qu'il « n'existe pas de motifs raisonnables de croire qu'une infraction criminelle a été commise par quiconque ».

« Je sais que M. Francoeur était dans les médias encore la semaine dernière à faire des commentaires sur différents sujets. Le minimum serait qu'il soit dans les médias dans les prochaines heures et qu'il s'excuse d'avoir propagé de fausses allégations – à la limite, qu'il explique ses gestes », a martelé M. Fournier.

Dans un bref communiqué de presse, M. Francoeur a simplement déclaré que comme « sonneur d'alerte », il « prend acte de la conclusion de ladite enquête ». Le chef syndical dit qu'il ne fera aucun autre commentaire et qu'aucune entrevue ne sera accordée.

M. Fournier s'est désolé de voir que certains oublient que les politiciens sont des personnes et non des « objets » sur lesquels on peut « mettre nos pieds dessus » et « salir ». « Ça en a, des conséquences, et elles ne sont pas effacées comme ça. »