BIEN-ÊTRE
19/12/2017 11:27 EST | Actualisé 19/12/2017 11:32 EST

Cette association interpelle des marques de luxe sur l'élevage de lapins en batterie à travers une vidéo choc

La vidéo a déjà suscité un vif émoi!

Laures via Getty Images

Une association française de défense des animaux a dénoncé mardi dans une vidéo les traitements subis par des lapins, utilisés pour leur fourrure par des marques de luxe, dans trois élevages et un abattoir du sud-ouest de la France.

L'association L214, qui milite pour le bien-être animal et l'abolition de la consommation de viande, a multiplié ces derniers mois la diffusion d'images montrant différents cas de maltraitance animale dans des abattoirs en France, ce qui a suscité un vif émoi et conduit à des inspections.

Cette fois, elle diffuse une vidéo montrant des lapins vivant dans de petites cages, dont certains sont blessés, et qui selon L214 ne voient jamais la lumière du jour.

La coopérative d'éleveurs incriminés s'est dite "très surprise" par les accusations de l'association, tandis que l'Institut national de recherche agronomique (Inra), qui a développé cette race de lapins et détient une unité d'expérimentation, a promis de mener "une mission d'inspection interne sur site sous 48 heures".

L214, qui a conduit son enquête entre septembre et novembre , annonce avoir porté plainte pour mauvais traitement contre deux élevages et contre l'Inra, selon son communiqué.

L'Inra a mis au point cette race de lapins dans les années 1970, breveté la marque et confié son exploitation à la société coopérative agricole des éleveurs d'Orylag (CEO).

Le président de la coopérative Orylag, Jean Boutteaud, "s'est dit assez surpris (..) de la façon dont L214 interprète les choses".

Ce sont "des animaux qui ont une certaine sensibilité, qui sont assez fragiles et c'est pour cela qu'on leur met les conditions les plus confortables possible pour limiter la mortalité et les maladies", a-t-il dit à l'AFP.

"L'Orylag n'est pas un lapin de garenne, ni un animal de compagnie (...) il a des caractéristiques qui lui sont propres. On ne peut pas en effet le mettre dehors ou en extérieur. A partir d'un certain âge, il faut le mettre en cage individuelle sinon ils se battent, il a un caractère agressif", ajoute-t-il.

Contacté par l'AFP, l'Inra a relevé des "éléments choquants" dans les images obtenues, tout en doutant de la provenance de certaines et promet, après enquête, de "prendre les mesures correctives immédiates qui s'imposeraient".