POLITIQUE
19/12/2017 18:31 EST | Actualisé 19/12/2017 19:31 EST

Cannabis: Trudeau semble reculer sur l'échéance prévue

Il a affirmé que «ce ne serait pas le 1er juillet», mais que ce serait «pour l'été prochain».

Joshua Roberts / Reuters

Alors que le gouvernement fédéral martèle depuis des mois qu'il souhaite légaliser la marijuana d'ici juillet, le premier ministre Justin Trudeau a semblé reculer sur cet échéancier, selon une entrevue qu'il a accordée au réseau TVA.

Dans une entrevue du réseau de télévision dont des extraits ont été diffusés mardi soir, M. Trudeau a secoué la tête lorsque l'animateur Pierre Bruneau lui a demandé pourquoi il souhaitait tant imposer la date du 1er juillet pour la légalisation.

Il a affirmé que "ce ne serait pas le 1er juillet", mais que ce serait "pour l'été prochain".

Dans un document d'information du ministère de la Santé datant du mois de novembre, il était écrit que le gouvernement avait l'intention "de mettre en vigueur le projet de loi sur le cannabis au plus tard en juillet 2018".

Pourtant, il y a quelque temps, dans une page de questions-réponses sur le projet de loi publiée apparemment en avril dernier sur le site du gouvernement du Canada, il était écrit qu'Ottawa prévoyait "faire entrer la loi proposée en vigueur au plus tard le 1er juillet 2018".

Des provinces, dont le Québec, et différents intervenants utilisent d'ailleurs fréquemment cette date en particulier pour réclamer un report.

En entrevue à TVA, M. Trudeau semblait toutefois moins pressé.

"La date, ce ne sera pas le 1er juillet, je peux vous rassurer de ça. Je ne sais pas d'où c'est parti cette date-là", a-t-il lancé.

Le projet de loi sur la légalisation du cannabis a été adopté par la Chambre des communes en novembre dernier. Il doit maintenant être étudié par le Sénat, qui pourrait apporter certaines modifications et, ainsi, retarder le processus pour le gouvernement.

En entrevue téléphonique à La Presse canadienne, un porte-parole au bureau du premier ministre a soutenu que M. Trudeau n'avait rien dit pour "suggérer que l'échéancier serait repoussé".

"Il voulait expliquer qu'il ne s'agissait pas d'une date fixe, d'une fin en soi, mais que c'était une date visée. Et que ça pourrait très bien arriver avant, évidemment en fonction du déroulement du processus (parlementaire). (...) Il n'y a rien que le premier ministre a dit, pour justement suggérer que l'échéancier serait repoussé. Il a simplement clarifié la nature de cette date-là", a affirmé Cameron Ahmad.