POLITIQUE
18/12/2017 18:31 EST | Actualisé 18/12/2017 18:31 EST

La crise nord-coréenne sera assurément au menu de la visite de Rex Tillerson

«La Corée du Nord sera assurément abordée. Nous avons un bon partenariat avec le Canada sur cet enjeu. Il s'agira d'un élément majeur de la conversation»

THE CANADIAN PRESS/AP/Sait Serkan Gurbuz
Chrystia Freeland et Rex Tillerson

Des responsables américains affirment que la crise nucléaire nord-coréenne figurera parmi les sujets de discussion durant la visite au Canada du secrétaire d'État américain Rex Tillerson, mardi.

M. Tillerson doit s'entretenir avec homologue canadienne Chrystia Freeland, de même qu'avec d'autres ministres du comité sur les relations entre les États-Unis et le Canada du gouvernement Trudeau.

Selon l'ordre du jour de Justin Trudeau, le premier ministre rencontrera le secrétaire d'État américain à 18h à son bureau au parlement.

Un responsable américain a affirmé que ces rencontres s'inscrivaient dans la relation soutenue et très active qu'entretiennent les deux pays.

Ce haut responsable au département d'État a indiqué qu'une série d'enjeux continentaux et internationaux seraient abordés, incluant l'intention de tenir des discussions internationales au Canada au début de l'année prochaine sur la crise nord-coréenne. Ce sommet doit inclure des pays ayant joué un rôle dans la guerre de Corée et d'autres acteurs régionaux clés.

Le responsable a affirmé que les entretiens de M. Tillerson couvriront d'autres enjeux, notamment la fluidité de la frontière et la sécurité, probablement les négociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et d'autres questions internationales comme la situation entre la Russie et l'Ukraine et la crise politique au Venezuela.

«La Corée du Nord sera assurément abordée. Nous avons un bon partenariat avec le Canada sur cet enjeu. Il s'agira d'un élément majeur de la conversation», a dit le haut responsable au département d'État, mettant en contexte la visite de M. Tillerson.

Rex Tillerson connaît le Canada par ses visites passées à titre de directeur général du géant pétrolier ExxonMobil — il s'agit de sa première visite depuis qu'il s'est joint à l'administration Trump cette année.

Des rumeurs persistantes à Washington laissent croire que son mandat politique pourrait déjà tirer à sa fin, alimentées par des sources anonymes faisant état aux médias de tensions à la Maison-Blanche et au sein de son propre département.

M. Tillerson s'est fait questionner lundi à propos de la plus récente rumeur — selon laquelle il planifie déjà sa démission et a remis une lettre de démission signée pour l'année prochaine. La question a fait surface alors qu'il parlait aux journalistes aux côtés de son homologue français, Jean-Yves Le Derian.

M. Tillerson a balayé rapidement la question. «C'est ridicule. C'est une question ridicule», a-t-il affirmé.

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