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18/12/2017 16:28 EST | Actualisé 18/12/2017 16:28 EST

Diddy veut acheter les Panthers de la Caroline et engager Colin Kaepernick comme quart-arrière

Il veut devenir le premier Afro-Américain qui est propriétaire majoritaire.

Après avoir annoncé qu'il changeait à nouveau de nom pour LOVE alias Brother Love, il s'avère que Sean «Diddy» Combs n'a pas vraiment effectué le changement, si on se fie à son nom sur ses médias sociaux. En effet, il se fait toujours appeler Diddy.

Eh bien, voici maintenant une autre annonce de Diddy qui fait sourciller. En effet, le magnat du hip-hop a annoncé qu'il allait essayer d'acheter les Panthers de la Caroline et possiblement engager Colin Kaepernick, le quart-arrière qui est présentement sans emploi. Kaepernick a popularisé les protestations impliquant de mettre un genou par terre pour la justice raciale.

L'équipe de la NFL est à vendre suite à des accusations d'inconduite au travail contre le propriétaire Jerry Richardson. Les accusations incluent des commentaires sexuellement évocateurs et l'utilisation d'une insulte raciste.

Diddy a envoyé une série de tweets et de publications Instagram dimanche pour annoncer qu'il aimerait acheter l'équipe, et que ce n'était «pas une blague.»

«J'aimerais acheter les @Panthers. Passez le mot! Retweetez! » a écrit le rappeur dimanche soir sur Twitter.

«Il n'y a pas de propriétaires majoritaires Afro-Américains. Faisons l'histoire», a-t-il tweeté après.

Dans une vidéo Instagram, Diddy s'est adressé à son public. «Les Panthers de la Californie sont en vente. Je crois qu'il est temps que la franchise ait un nouveau propriétaire. Je dois envoyer un message à tout le monde dans le bel état de la Caroline du Nord: je serai le meilleur propriétaire de la NFL que vous pouvez imaginer... Je vais adresser immédiatement la situation de Colin Kaepernick et le mettre dans la course pour la position de quart-arrière pour l'année prochaine. C'est seulement de la compétition, mais aussi, je vais avoir le meilleur spectacle de mi-temps, la meilleure sélection de musique et nous allons gagner Super Bowl après Super Bowl», a-t-il expliqué.

Ceci suit une publication du 23 novembre dernier à propos de Colin Kaepernick dans laquelle il admet être «inspiré par ce qu'il fait pour les gens.»

«Il est là pour changer la narrative représentant cette excellence noire», a-t-il tweeté.

Rappelons que Kaepernick n'a plus d'emploi depuis qu'il s'est retiré de son contrat avec les 49ers de San Francisco, qui planifiaient de le couper. En octobre, il a déposé un grief contre la ligue, disant que les propriétaires l'ont gardé en dehors du terrain.

Sur Twitter dimanche, Diddy a publié une photo de lui portant un chandail de football en 2003 avec la légende: «C'est le temps! Attention tous les propriétaires de la NFL, c'est le temps pour la diversité! C'est le temps pour la propriété noire! Le moment est maintenant! Faisons de ceci une réalité!» a-t-il écrit.

Si Sean Combs a des rêves de grandeur, il a déjà un investisseur connu. En effet, le joueur de basket-ball Stephen Curry a répondu: «Je veux y participer!» à la publication Twitter de Diddy.

Mais même si Curry est de la partie, il va avoir besoin de plus d'investisseurs. En effet, l'équipe est en vente pour 2,3 milliards $US en septembre, tandis que Combs a une fortune estimée à 820 millions $US.

S'il réussi à acheter l'équipe, ce sera un rêve de longue date devenu réalité pour Combs.

En effet, son intention d'acheter une équipe de football ne date pas d'hiver.

«J'ai des aspirations de devenir - et ça va arriver - le premier Afro-Américain qui est propriétaire majoritaire, pas d'avoir un petite partie mais d'être propriétaire d'une équipe de la NFL», avait-il révélé à CBS en 2013. «La majorité des joueurs de la NFL sont Afro-Américains mais il n'y a pas de propriétaire Afro-Américain. Donc c'est un de mes rêves.»

Le temps nous dira si Diddy va bel et bien acheter l'équipe de football. S'il est aussi sérieux à propos d'acheter les Panthers qu'il l'est à propos de son plus récent changement de nom, ça ne fera pas long feu...

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit et adapté de l'anglais.