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14/12/2017 16:23 EST | Actualisé 14/12/2017 16:23 EST

Bertrand Charest a demandé à la Cour d'appel d'être remis en liberté

L'ancien entraîneur de l'équipe canadienne junior de ski alpin féminine avait initialement été accusé d'agression sexuelle et d'abus de confiance de 11 athlètes, alors âgées entre 12 et 18 ans, alors qu'il était en position d'autorité.

Radio-Canada/Dessin de cour

L'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest devra attendre avant de savoir s'il sera remis en liberté en attendant le jugement sur l'appel de son verdict de culpabilité.

Le juge Martin Vauclair, de la Cour d'appel, a entendu sa demande jeudi matin à Montréal et a pris la cause en délibéré.

Les avocats de Bertrand Charest ont aussi fait savoir en Cour qu'il allait en appeler de sa peine de 12 ans de prison.

L'ancien entraîneur de l'équipe canadienne junior de ski alpin féminine avait initialement été accusé d'agression sexuelle et d'abus de confiance de 11 athlètes, alors âgées entre 12 et 18 ans, alors qu'il était en position d'autorité. Il a été reconnu coupable sur 37 des 57 chefs d'accusation en juin dernier.

La poursuite s'oppose à sa remise en liberté. Elle a fait valoir entre autres la gravité des crimes pour lesquels il a été condamné.

De leur côté, les avocats de Charest ont plaidé qu'il avait de sérieux motifs d'appel du verdict de culpabilité. Par ailleurs, ils ont indiqué que le rapport présentenciel — déposé par la poursuite — notait que le risque de récidive était très faible.

Bertrand Charest a aussi offert 50 000 $ de caution, un engagement de 50 000 $ sur sa propriété, et propose de respecter de nombreuses conditions: se rapporter régulièrement à un poste de la Sûreté du Québec, d'observer un couvre-feu, de ne pas travailler comme entraîneur et de ne pas fréquenter de parcs ni d'écoles.

Le juge Vauclair a indiqué qu'il allait rendre sa décision rapidement, peut-être même vendredi.