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13/12/2017 16:52 EST | Actualisé 13/12/2017 16:52 EST

Le dégriffage des chats sera interdit en Nouvelle-Écosse

La Nouvelle-Écosse devient le premier État en Amérique du Nord à statuer que cette procédure est contraire à l'éthique

Akimasa Harada

La Nouvelle-Écosse est devenue le premier territoire en Amérique du Nord où les vétérinaires ne pourront plus dégriffer les chats si cette procédure n'est pas médicalement nécessaire.

L'association provinciale des vétérinaires a décidé d'emboîter le pas à un mouvement qui prend de l'ampleur dans le monde: elle a statué que cette pratique sera dorénavant contraire à l'éthique de la profession. La nouvelle règle entrera en vigueur le 15 mars, après une période de sensibilisation de trois mois.

La modification au code d'éthique en Nouvelle-Écosse a réjoui le vétérinaire à la retraite Hugh Chisholm, qui militait pour l'interdiction de cette pratique qui constitue, selon lui, une forme de mutilation douloureuse. M. Chisholm est directeur pour les provinces de l'Atlantique de l'organisme «Paw Project», qui s'oppose à l'amputation de la troisième phalange des doigts d'un chat à des fins non thérapeutiques.

Selon M. Chisholm, certaines municipalités ont déjà adopté des règlements pour interdire le dégriffage des chats, mais la Nouvelle-Écosse devient la première province ou le premier État en Amérique du Nord à statuer que cette procédure est contraire à l'éthique. Il croit que l'initiative néo-écossaise fera tache d'huile.

Cette pratique a déjà été interdite dans plusieurs pays d'Europe, au Royaume-Uni, en Australie et dans plusieurs villes de Californie. Le New Jersey songe à adopter une loi pour interdire la procédure si elle n'est pas médicalement nécessaire.

L'Association canadienne des médecins vétérinaires avait révisé en mars dernier son énoncé de position sur le dégriffage des chats, qui datait de 2011, afin de s'opposer clairement à l'intervention. «Il est évident que les félidés souffrent inutilement lorsqu'ils subissent cette chirurgie non urgente», écrivait l'association. «De plus, la recherche comportementale a progressé et permet aux médecins vétérinaires dans ce domaine d'aider les clients à modifier le comportement indésirable des chats qui font leurs griffes.»