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12/12/2017 11:40 EST | Actualisé 12/12/2017 13:49 EST

Donald Trump dénonce «les histoires inventées» des femmes qui l'accusent

Il s'en est pris avec virulence à une sénatrice démocrate «prête à tout» selon ses mots, pour récolter des fonds.

Getty Images

Donald Trump a dénoncé mardi les "histoires inventées" des femmes qui l'accusent de comportements sexuels déplacés et s'en est pris avec agressivité à une sénatrice démocrate, "prête à tout", selon ses termes, pour de l'argent.

Si, pendant plusieurs semaines, le mouvement #MeToo lancé après les révélations sur Harvey Weinstein a semblé épargner le locataire de la Maison Blanche, la donne pourrait être en train de changer.

Trois femmes, qui avaient déjà mis en cause Donald Trump durant la campagne de 2016, se sont en effet retrouvées ensemble lundi sur un plateau de télévision pour réclamer au Congrès l'ouverture d'une enquête sur le président des Etats-Unis.

Rachel Crooks, ancienne réceptionniste à la Trump Tower de New York, a raconté comment, en 2005, alors qu'elle était âgée de 22 ans, le magnat de l'immobilier l'avait embrassé sans son consentement. "J'étais choquée, anéantie", a-t-elle témoigné, expliquant s'être sentie "un peu menacée".

Comme souvent, c'est via Twitter, en début de journée, et surnoms moqueurs à l'appui, que Donald Trump a lancé la riposte.

"En dépit de milliers d'heures perdues et de millions de dollars gaspillés, les démocrates ont été incapables de démontrer la moindre collusion avec la Russie", a-t-il lancé, dans une allusion à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les liens présumés de membres de son équipe avec Moscou.

"Du coup, ils se tournent vers les fausses accusations et les histoires inventées de femmes que je ne connais pas et/où que je n'ai jamais rencontrées. FAKE NEWS!".

Lundi, un groupe de 54 élues démocrates de la Chambre des représentants a adressé à la commission de Contrôle de la Chambre une lettre réclamant une enquête. "Nous ne pouvons pas ignorer la multitude de femmes qui ont formulé des accusations contre M. Trump", écrivent-elles.

'Répugnant'

Dans un autre tweet, le locataire de la Maison Blanche s'en est aussi pris, sur un ton particulièrement violent, à la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand, qualifiée de "poids plume".

La décrivant comme quelqu'un qui, "il n'y a pas si longtemps, venait dans mon bureau en suppliant pour des dons pour sa campagne", il a ajouté, dans une formule chargée en sous-entendus, qu'elle était "prête à tout" pour obtenir ces financements.

"Vous ne me ferez taire de même que les millions de femmes qui ont parlé haut et fort de votre inaptitude à occuper ce poste", a immédiatement réagi cette dernière avant de dénoncer un peu plus tard des "calomnies sexistes".

La sénatrice de New York, dont le nom est régulièrement cité comme candidate potentielle à la Maison Blanche en 2020, a été la première a appeler à la démission son collègue démocrate Al Franken, accusé de gestes déplacés par plusieurs femmes.

"C'est une erreur de faire la différence entre agression sexuelle, harcèlement sexuel ou geste déplacé", avait-elle expliqué quelques jours avant que M. Franken n'annonce finalement son départ. "Il faut tracer une ligne rouge, et dire qu'aucun de ces comportements n'est acceptable".

La sénatrice Elizabeth Warren, elle-même cible d'attaques récurrentes de la part de M. Trump, a elle aussi donné de la voix pour dénoncer les propos et les insinuations du 45e président des Etats-Unis.

"Essayez-vous vraiment d'intimider et d'impressionner la sénatrice Gillibrand et de la faire taire par des sous-entendus salaces?", a-t-elle lancé à l'adresse de M. Trump.

"Savez-vous à qui vous vous attaquez ? Bon courage Donald Trump", a-t-elle ajouté, avant de dénoncer, interrogée par des journalistes, un tweet "répugnant".

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