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11/12/2017 15:16 EST | Actualisé 11/12/2017 15:19 EST

Un juge fédéral rejette l'interdiction de Trump pour le recrutement de militaires transgenres

Le Pentagone est censé commencer à accepter des recrues transgenres à partir du 1er janvier

Maksym Dragunov via Getty Images

Un juge fédéral américain a rejeté lundi un recours du gouvernement de Donald Trump qui aurait repoussé la date de l'ouverture des forces armées aux recrues transgenres, leur permettant ainsi de le faire dès le 1er janvier comme prévu.

Cette décision représente un camouflet pour le président américain qui avait tweeté en juillet que les personnes transgenres ne pourraient servir dans l'armée "en aucune capacité".

Deux tribunaux fédéraux ont temporairement bloqué cette interdiction décrétée par Donald Trump et le Pentagone est censé commencer à accepter des recrues transgenres à partir du 1er janvier, conformément à la décision prise l'année dernière par l'administration de Barack Obama.

Dans son recours déposé mercredi soir, le ministère de la Justice demandait que l'obligation faite au Pentagone d'accepter les recrues transgenres soit repoussée.

"Le tribunal ne repoussera pas son injonction préliminaire", a décidé la juge Colleen Kollar-Kotelly.

L'administration Obama avait décidé l'année dernière que l'armée devrait commencer à accueillir des recrues transgenres au 1er juillet 2017. L'actuel ministre de la Défense, Jim Mattis, avait repoussé cette échéance de six mois afin "d'évaluer l'impact" de cette intégration sur les forces armées.

Selon le ministère américain de la Défense, il y aurait de 2.500 à 7.000 personnes transgenres sur les 1,3 million de militaires en activité. L'organisation de défense des droits Human Rights Campaign estime que le chiffre est plus proche des 15.000.

Il s'agit de militaires qui ont déclaré leur orientation après leur intégration dans l'armée, comme Chelsea Manning, l'informatrice de WikiLeaks.

Le Pentagone "poursuit ses préparatifs pour le recrutement de personnes transgenres au sein de l'armée à partir du 1er janvier", a commenté un porte-parole du ministère, David Eastburn.