POLITIQUE
11/12/2017 19:52 EST | Actualisé 11/12/2017 21:19 EST

Montréal souhaite taxer les boissons sucrées... et les bannir

La Ville réclame aussi une taxe d'accise fédérale sur ces produits.

tillsonburg via Getty Images

Montréal compte éliminer graduellement les boissons sucrées de ses arénas, complexes sportifs et autres installations au cours des prochaines années. La Ville réclame aussi une taxe d'accise fédérale sur ces produits.

Le conseiller municipal d'opposition Marvin Rotrand a finalement remporté une bataille qu'il mène depuis plusieurs années.

Comme nous le rapportions jeudi, M. Rotrand, seul élu de Coalition Montréal, réclame une telle taxe depuis 2014. Selon certains, la consommation de boissons sucrées serait la seule pratique alimentaire dont les liens avec l'obésité et le diabète de type deux seraient bien documentés.

La question a tout de même fait l'objet de débats vigoureux au conseil municipal lundi. Le principal parti d'opposition, Mouvement Montréal, a introduit deux amendements. Le premier réclame qu'une partie de la taxe soit transférée aux municipalités. Le second précise un échéancier pour que la Ville s'engage dans un processus d'élimination des boissons sucrées dans ses installations.

Ce processus d'élimination était déjà prévu dans la motion originale. Mais il semblerait que certains élus ont compris que c'est l'amendement de Mouvement Montréal qui imposait le retrait des bouteilles de Coke dans les arénas.

C'est le cas maire d'Anjou, Luis Miranda. M. Miranda était pourtant l'appuyeur de la motion originale. Celui-ci a finalement voté contre l'amendement et contre la motion.

«Allons-nous créer une police du sucre? [...] Je crois que ce sont des choix de vie. Je suis prêt à laisser aux gens leur bon jugement», a-t-il lancé.

La motion et l'amendement ont finalement été adoptés par 54 voix contre 5. Les boissons sucrées seront donc éliminées au fur et à mesure du renouvellement des contrats pour fournir les cantines et les machines distributrices. Ces contrats relèvent des arrondissements.

M. Rotrand estime que la Ville a pris une «décision courageuse».

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