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09/12/2017 11:19 EST | Actualisé 09/12/2017 11:19 EST

Deux nouvelles tombes remontant à la 18e dynastie découvertes à Louxor

L'une des tombes comprend une cour entourée de murs en brique crue et en pierre dotée d'un puits funéraire de six mètres menant à quatre chambres.

STRINGER via Getty Images
Un technicien en archéologie égyptien restaure des artéfacts trouvés dans la tombe «Kampp 161» récemment découverte près de Louxor.

Deux petites tombes vieilles de 3500 ans ont été découvertes à Louxor, dans le sud de l'Égypte, a annoncé le gouvernement égyptien, samedi.

Les tombes, qui sont situées à l'ouest du Nil dans un cimetière réservé à des membres de la noblesse et à de hauts dirigeants, sont les plus récentes à avoir été trouvées dans la ville reconnue pour ses temples et ses sépultures issus des différentes dynasties de pharaons ayant régné sur l'Égypte ancienne.

Le ministre égyptien des Antiquités, Khaled Al-Anani, a précisé que l'existence des deux tombes privées remontant à la 18e dynastie était connue des autorités, mais que c'était la première fois qu'elles étaient ouvertes.

M. Al-Anani a ajouté que cette découverte faisait partie des efforts du gouvernement égyptien pour relancer l'industrie touristique du pays à la suite des attentats terroristes et des troubles politiques provoqués par le soulèvement populaire de 2011.

Selon le ministère des Antiquités, l'une des tombes comprend une cour entourée de murs en brique crue et en pierre dotée d'un puits funéraire de six mètres menant à quatre chambres. Les principaux artéfacts trouvés sur les lieux sont des fragments de cercueils en bois. Les inscriptions et les dessins sur les murs laissent entendre que la sépulture aurait été construite entre les règnes des rois Amenhotep II et Thoutmosis IV, deux pharaons de la 18e dynastie.

L'autre tombe comporte cinq entrées menant à un hall rectangulaire et contenant deux puits funéraires situés du côté nord et du côté sud. Parmi les artéfacts découverts figurent des cônes funéraires, des masques funéraires en bois peint, des récipients en argile, une collection de 450 statuettes et une momie enveloppée dans un linceul de lin, probablement les restes d'un haut dirigeant. Une inscription gravée au plafond mentionne le roi Thoutmosis Ier, qui a régné au début de la 18e dynastie.