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08/12/2017 09:53 EST | Actualisé 08/12/2017 09:54 EST

Poutine en Turquie lundi pour parler Jérusalem, Syrie et énergie

La rencontre à Ankara sera la huitième entre les deux dirigeants depuis le début de l'année.

AFP

Le président russe Vladimir Poutine doit effectuer lundi une visite à Ankara pour des entretiens avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan axés sur Jérusalem et la Syrie, a annoncé vendredi la présidence turque.

Cette visite surviendra d'une part alors que l'armée russe a affirmé jeudi que le territoire syrien avait été "totalement libéré" du groupe Etat islamique, d'autre part dans un contexte de vives tensions dans la région après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président américain Donald Trump.

Le Kremlin a confirmé cette visite, précisant que les deux dirigeants discuteraient de "dossiers de coopération bilatérale et particulièrement de la progression de projet conjoints dans le domaine de l'énergie".

Le géant public turc Gazprom a lancé plus tôt cette année le chantier du gazoduc TurkStream via la mer Noire, visant à renforcer les livraisons de gaz russe à la Turquie et à en faire un pays de transit vers le sud de l'UE à la place de l'Ukraine.

Les discussions entre MM. Poutine et Erdogan porteront en outre sur "les principaux problèmes internationaux, y compris la situation au Proche-Orient et les moyens de parvenir à un règlement en Syrie", a ajouté le Kremlin.

La rencontre à Ankara sera la huitième entre les deux dirigeants depuis le début de l'année.

Moscou et Téhéran, des soutiens du régime, et Ankara, qui défend les rebelles, coopèrent en effet de façon de plus en plus étroite pour aboutir à un règlement en Syrie.

La Turquie et la Russie avaient pourtant traversé une grave crise diplomatique après que l'aviation turque eut détruit en novembre 2015 un avion russe au-dessus de la frontière syrienne, avant de mettre de côté leurs différends pour coopérer sur le dossier syrien.

La Russie, la Turquie et l'Iran parrainent un accord visant à réduire l'intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330 000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes depuis mars 2011.

Cet accord d'Astana, du nom de la capitale kazakhe où les négociations se déroulent, a permis d'instaurer des "zones de désescalade" prévoyant l'arrêt des combats. Dans ce cadre, la Turquie a notamment déployé des troupes dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest).

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