POLITIQUE
08/12/2017 17:21 EST | Actualisé 08/12/2017 17:33 EST

Jean-François Lisée prédit que le PQ va rebondir en 2018

«C’est quand on est en difficulté que l’énergie du Parti québécois se réveille.»

QUÉBEC – Bombardé de questions sur sa piètre performance dans les sondages et sur son style de leadership, le chef du Parti québécois Jean-François Lisée a déclaré, défiant, que son parti n'en ressortira que plus fort aux élections générales de 2018.

« C'est quand on est en difficulté que l'énergie du Parti québécois se réveille, puis que l'équipe du Parti québécois est encore plus assidue, plus mordante. Vous allez voir ça. À chaque fois, on a gagné. À chaque fois, on a été sous-estimés », a-t-il lancé lors du bilan de la session parlementaire à Québec.

« Sous-estimer le Parti québécois est un sport national. Alors, on se reverra le soir du 1er octobre 2018. »

Un récent sondage Léger-LeDevoirdémontre pourtant que le Parti québécois est à un « creux historique » de 19% dans les intentions de vote et que seulement 9% des Québécois croient que M. Lisée ferait le meilleur premier ministre.

Le principal intéressé répond qu'il « adore être chef » et qu'il n'a pas l'intention de céder sa place. Il reconnaît toutefois qu'il aura à travailler sur son image, puisque les électeurs ont « à tort ou à raison » une vision de lui est qui « partielle ».

Quel projet de société pour le PQ?

Au terme d'une année marquée par l'échec de la convergence avec Québec solidaire et avec le report du calendrier référendaire, le chef de la formation indépendantiste s'est défendu de chercher ses repères dans le paysage politique.

« Le projet de société [du Parti québécois], c'est une nation qui arrête de s'excuser d'exister, a répondu M. Lisée. Puis c'est sûr que l'indépendance, on va en parler. On va continuer à en parler, parce que c'est la meilleure façon pour le Québec d'exister. »

Il compte parler des régions, de langue, de laïcité et d'une économie verte. « Alors, les libéraux qui essaient de se donner une image verte et qui, dans les faits, coupent les budgets qui nous permettraient de faire cette transition, c'est de la relation publique. Nous, on est dans le changement réel. »

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