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08/12/2017 07:00 EST | Actualisé 08/12/2017 07:00 EST

L'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest sera fixé sur sa peine aujourd'hui

Il fait face à une peine maximale de 14 ans.

Mike McLaughlin/PC

L'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest, reconnu coupable de plusieurs accusations d'agression sexuelle sur de jeunes skieuses, connaîtra sa peine vendredi.

Le juge avait qualifié Bertrand Charest de «véritable prédateur» lorsqu'il l'a reconnu coupable, en juin dernier, de chefs d'accusation impliquant neuf des 12 plaignantes qui l'accusaient d'avoir commis des crimes il y a une vingtaine d'années.

Toutes les victimes et présumées victimes, sauf une, étaient âgées de moins de 18 ans au moment des crimes. La plus jeune n'avait que 12 ans.

Les agressions se sont produites alors que Bertrand Charest était leur entraîneur.

La procureure de la Couronne, Caroline Lafleur, a réclamé une peine dissuasive de 12 ans de pénitencier pour l'ex-entraîneur, tandis que l'avocat de la défense, Antonio Cabral, estime que son client devrait recevoir une peine de quatre à six ans de prison.

Bertrand Charest fait face à une peine maximale de 14 ans.

Plusieurs victimes de l'ex-entraîneur ont témoigné de l'impact de ses gestes, le mois dernier, l'une d'entre elles ayant déclaré à la cour que l'accusé lui avait volé son enfance et avait agi en véritable prédateur.

Une autre a versé des larmes en racontant qu'elle vivait aujourd'hui avec «un sentiment de honte, de culpabilité et de dégoût» à la suite des nombreuses agressions sexuelles subies.

Bertrand Charest en appelle du verdict de culpabilité pour les 37 chefs d'accusation, et Me Cabral soutient que le juge a commis plusieurs erreurs de droit au cours du procès.

L'homme de 52 ans a subi son procès, au palais de justice de Saint-Jérôme, pour 57 chefs d'accusation, notamment agression sexuelle et exploitation sexuelle, mais aussi un chef d'agression sexuelle causant des lésions corporelles. Il n'a pas témoigné à son procès.

Il a finalement été acquitté de 18 accusations et le juge avait conclu que la Cour du Québec n'avait pas juridiction pour deux autres chefs liés à des événements qui auraient eu lieu à l'étranger.

Certains des crimes sont survenus à la fois avant et pendant les années où Bertrand Charest s'est occupé du développement des skieuses chez Canada Alpin, entre 1996 et 1998.

Dans un communiqué transmis après le verdict, Canada Alpin avait déclaré que le jugement rappelait que l'abus de pouvoir n'avait pas sa place dans le sport ou dans la société en général.

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