POLITIQUE
08/12/2017 12:09 EST | Actualisé 08/12/2017 15:01 EST

Couillard plus combatif que jamais pour entreprendre la prochaine campagne électorale

La bataille s'annonce rude, mais il entend bien gagner.

À plus ou moins neuf mois de l'échéance, le premier ministre Philippe Couillard s'affiche plus combatif que jamais et déjà prêt à entreprendre la prochaine campagne électorale, une bataille qui s'annonce rude, mais qu'il entend bien gagner.

Il se décrit d'ailleurs comme un chef politique bien plus «tough» que les gens pensent de lui en général, et semble visiblement pressé d'en découdre avec celui qui s'annonce comme son principal adversaire lors du scrutin d'octobre 2018, le chef caquiste François Legault, si on se fie aux derniers sondages.

Lors de la traditionnelle conférence de presse tenue en marge de la fin de la session parlementaire, vendredi, M. Couillard a dit qu'il ferait campagne sur son bilan de gouvernement, qu'il décrit comme étant exemplaire, mais surtout sur une proposition, qu'il veut étoffée, d'un deuxième mandat.

Il a dit souhaiter que la population sera au rendez-vous, au moins pour écouter ce qu'il aura à dire, malgré l'apparente désaffection qui frappe son gouvernement et son parti, au profit de la Coalition avenir Québec (CAQ), selon les intentions de vote exprimées dans les récents sondages.

Il promet «d'impressionner» les électeurs avec son projet de deuxième mandat. «Je leur demande juste de m'écouter» et de se montrer disposés à considérer ce qu'il aura à proposer «pour les quatre prochaines années», a dit le chef libéral.

«Je suis pas mal plus "tough" que le monde pense», a commenté le premier ministre, qui se qualifie de «combattant doux», les yeux déjà fixés sur le prochain rendez-vous électoral.

Il ne reste qu'une seule session aux libéraux d'ici les élections, de février à juin, pour mener à terme leur plan de match et regagner la première place dans le coeur des électeurs.

Il a qualifié le chef caquiste, François Legault, d'«arrogant», un chef politique selon lui prompt à vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, prenant déjà les mesures «de ses rideaux pour l'édifice Price», la résidence officielle du premier ministre.

Il a réaffirmé qu'il ne laisserait plus rien passer de la part de M. Legault et de son équipe, répliquant coup pour coup.

Le premier ministre a aussi réaffirmé que son gouvernement avait fait ce qu'il avait dit qu'il ferait en 2014, vantant la bonne performance de l'économie sous son règne, la faiblesse historique du taux de chômage, autour de 5 pour cent, soit un seuil proche du plein emploi, sans compter les récentes baisses de taxes et d'impôts.

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