POLITIQUE

SPVM: faits marquants du rapport sur les affaires internes

Des processus d'enquête de «bâclés à inexistants».

06/12/2017 18:04 EST | Actualisé 06/12/2017 18:04 EST
PC/Graham Hughes
Philippe Pichet a été relevé de ses fonctions par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Le rapport sur les affaires internes du Service de police de la Ville de Montréal a eu l'effet d'une bombe mercredi après-midi, alors que le chef de police Philippe Pichet a été écarté au profit de Martin Prud'homme.

Voici quelques extraits qui expliquent la décision du ministre de la Sécurité publique d'avoir procédé à ce changement à la tête du plus important service de police municipal de la province.

D'entrée de jeu, le rapport estime que des processus d'enquête ont été «bâclés» ou ont même été «inexistants». Dix-huit dossiers d'enquête ont pu être consultés par l'équipe de Me Michel Bouchard, dont entre autres celui d'une policière interceptée à l'extérieur de la métropole avec un permis de conduire non valide, de menaces de mort qui auraient été proférées par quatre policiers du SPVM. Toutes n'ont pas de conclusion dans les archives ou ont été bâclées, juge le rapport.

Ministère de la Sécurité publique

Un système «parallèle» de classement des plaintes s'est installé au SPVM, alors qu'un véritable système fonctionnel et codé, permettant de retrouver facilement les dossiers, était inexistant avant 2006.

Ministère de la Sécurité publique

Il s'est avéré que ce classement «INFO» semblait protéger les cadres du SPVM.

Ministère de la Sécurité publique

Un autre grand point faible de cette division du corps de police réside dans la supervision des enquêtes.

Ministère de la Sécurité publique

Le dysfonctionnement constaté aux Affaires internes a plusieurs conséquences:

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