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Lena Dunham aurait averti l'équipe d'Hillary Clinton à propos d'Harvey Weinstein

C'est nié par l'équipe de la campagne d'Hillary Clinton.

06/12/2017 18:00 EST | Actualisé 06/12/2017 18:00 EST

Mercredi, le New York Times a publié un article à propos des relations d'Harvey Weinstein avec des gens puissants. En effet, Weinstein entretenait des relations avec des personnes haut placées et s'assurait de les avoir de son bord pour dorer son image et pour se défendre des rumeurs d'allégations d'agression sexuelles. Il utilisait son pouvoir, son argent et ses relations à son avantage.

Parmi les amis célèbres de Weinstein se trouvaient Bill et Hillary Clinton. En effet, le producteur donnait de gros montants d'argent au Parti démocrate et était impliqué dans ses activités.

«L'activité politique de M. Weinstein - il a apporté son soutien à M. Obama aussi - a amplifié son image en tant qu'homme avec des amis hauts placés et avec d'étroites relations avec la politicienne la plus influente du pays. Ce n'est pas clair si les rumeurs d'inconduite sexuelle se sont rendus à eux», écrit le New York Times.

Cependant, deux femmes ont dit avoir averti l'équipe d'Hillary Clinton, dont Lena Dunham. En effet, cette dernière a dit qu'elle a été troublée par la présence visible du producteur pendant la campagne présidentielle de Mme Clinton, alors qu'il animait des levées de fonds et se présentait à des événements de la campagne. Dunham le savait parce qu'elle avait déjà entendu des histoires de d'autres actrices.

Dunham a averti l'équipe de Clinton en mars 2016. «Je veux juste vous laisser savoir qu'Harvey est un violeur et que ça va sortir à un moment donné», aurait dit Dunham à Kristina Schake, la directrice des communications de la campagne. «Je pense que c'est une mauvaise idée qu'il anime des campagnes de financement et qu'il soit impliqué parce que c'est un secret de Polichinelle à Hollywood qu'il a un problème avec l'agression sexuelle.»

Dunham a expliqué que Mme Schake semblait surprise de son avertissement, mais qu'elle le dirait à Robby Mook, le gestionnaire de la campagne.

Dunham a aussi averti Adrienne Elrod, une porte-parole d'Hillary Clinton qui travaillait avec les célébrités.

Ceci dit, Dunham n'a pas eu l'impression que les employés d'Hillary Clinton répondaient à ses inquiétudes.

Depuis que le scandale sur Weinstein a éclaté, Hillary Clinton s'est enfin prononcée sur ses actions. Elle s'est dit «choquée et dégoûtée par les révélations», disant qu'un tel comportement «ne pouvait être toléré.»

Si Dunham dit qu'elle est fidèle à Hillary, et qu'elle ne croit pas que les rapports ne se sont jamais rendus à la politicienne, elle reste troublée par la situation. «Il y a un an et demi, sur une des campagnes les plus progressives de l'histoire, ce n'était pas un problème», dit-elle à propos des allégations contre Weinstein.

Si les actions inappropriées de Weinstein étaient un secret de Polichinelle à Hollywood, l'étaient-elles aussi à Washington? On se le demande...