DIVERTISSEMENT

Bluewave, l’ampli HDaudio abordable qu’on attendait

Un des rares produits électroniques sur le marché 100 % québécois!

06/12/2017 12:33 EST | Actualisé 06/12/2017 14:15 EST
Bluewave

Entre les amplis HDaudio à 30 $ inefficaces et ceux à 800 $ inaccessibles, Bluewave vint bousculer le monde de l'audio avec un produit intermédiaire, mais plus proche du son livré par un produit haut de gamme.

Le rendu sonore d'un téléphone n'est pas ce qu'il y a de mieux. Seuls quelques très rares modèles, tels les LG V20 et V30, possèdent un ampli HDaudio. Pire, les cellulaires comme l'iPhone ou le Google Pixel 2 font désormais l'impasse sur la prise Jack, obligeant le consommateur à racheter un casque au prix fort pour bénéficier du même rendu sonore médiocre livré par ces téléphones. Pour rappel, un casque de qualité Bluetooth représente un investissement de 300 $ au minimum. Vendu 169 $, le Bluewave veut offrir une alternative et une véritable valeur ajoutée pour qui ne veut pas se séparer de son casque filaire.

Prise en main simple

L'ergonomie a été pensée pour que les différentes fonctions tombent facilement sous les doigts. Deux ports sur le dessus, un pour le casque et l'autre pour le recharger. Sur le côté, trois boutons, un pour la mise sous tension et le contrôle lecture/pause, et deux autres pour avancer et reculer. Sur le côté opposé, le contrôle du volume analogique permettant un ajustement plus précis du volume plaira aux mélomanes.

L'exécution est sérieuse, en plus d'être conçu au Québec, le Bluewave y est également fabriqué. Nous avons donc un des rares produits électroniques sur le marché 100 % québécois.

À l'intérieur, la conception est simple et sans fioriture avec trois puces sur une mini carte mère. C'est un produit fait pour durer, d'autant plus que s'il est branché via son alimentation USB, la batterie n'est pas utilisée. La connexion via Bluetooth est simple et instantanée. Enfin, son autonomie de six heures est suffisante pour la journée.

Bluewave

Efficace dans presque toutes les situations

Nous l'avons soumis à diverses musiques allant du jazz au classique en passant par le métal, le hip-hop, et la musique électronique, le tout avec des casques Sennheiser Momentum et HD 598. Nous avons également présenté le produit à l'auteur-compositeur Patrick Joseph alias B.U afin qu'il nous donne ses impressions.

Sur la plupart des morceaux écoutés, le Bluewave effectue un travail d'enrichissement du spectre des fréquences. Le but est d'atteindre le rendu studio lors de l'enregistrement. Les basses sont plus dynamiques, les médiums plus riches, tandis que les aigus souvent distordus sur un téléphone sont ici plus harmonieux.

Patrick Joseph nous confirme cette impression : «L'ampli joue plus fort, ce que j'entends en vocal, c'est de la compression, il étouffe un peu le vocal pour qu'il passe, on s'y fait assez vite même si le vocal est plus large et clair sur le téléphone. Le Bluewave accentue le kick dans les basses fréquences, il vient les compresser un peu, tout est plus mordant. Le snear est plus percutant. Si j'avais une banque de sons, à travers le téléphone je ne l'aurais pas prise, mais là, avec le Bluewave, oui. Il ne fait pas un énorme travail, mais tout est plus percutant, au volume maximum il est beaucoup plus agréable à écouter et ne sature pas. À volume plus bas, il étouffe un peu, mieux vaut écouter à volume plus élevé, mais quand je reviens au téléphone, chaque fois ça sonne de plus en plus pauvre face au Bluewave.»

Bluewave

Excellent, mais pas parfait

Si le Bluewave s'avère excellent dans la plupart des cas, nous l'avons pris en défaut sur deux aspects. Le premier concerne la compression à 700 kilobits effectuée à cause du Bluetooth et de son débit limité. Sur les morceaux au format WAVE à 1Mo seconde, les rares détenteurs d'une oreille absolue entendront la très légère perte due à la compression. Nous vous rassurons, cela ne dérange pas, et on s'y habitue même. De toute façon, la musique est tellement enrichie que c'est un défaut minime, sans compter que la plupart des utilisateurs n'entendront même pas cette légère différence.

Le deuxième défaut vient de certaines musiques dont le style ou les effets dissonants et extrêmes offrent un rendu dénaturé sur le Bluewave. Cela concerne en particulier la chanson 1 000 000 du groupe Nine Inch Nails. Le son peut alors saturer très vite à volume élevé, obligeant à le baisser. Nous pensions rencontrer ce problème également sur d'autres titres d'autres groupes tel le morceau God hates a Coward de Tomahawk, mais le rendu était surprenant, ne dénaturant pas la performance particulière du chant sur ce morceau. Cette chanson(1 000 000) a un son particulier dans la voix, la guitare, explique Patrick Joseph, il y a des mix à gauche et à droite, il perd dans ces cas-là. Il est fait pour des mix plus clean. Il passe bien dans le hip-hop à cause de la basse, mais avec du Black Keys, il doit réserver des surprises, c'est un appareil prêt pour un son généraliste, il va faire une excellent travail en lui donnant beaucoup plus de mordant, c'est étonnant à quel point il a offert un meilleur rendu dans le hip-hop, mais avec un son particulier comme ce morceau de Nine Inch Nails, précisément, il faut trouver le bon volume pour un rendu homogène.»

Conclusion

Excepté le rendu dans certains morceaux très dissonants, le Bluewave a donné d'excellents résultats sur le reste de la musique essayée, et ce, quel que soit le format de compression. Il enrichit la musique et la rend bien plus dynamique, au point où elle apparait souvent plate une fois de retour à une écoute classique sur le téléphone. Plutôt que d'investir 300 $ et plus dans un casque Bluetooth moyen, le Bluewave permet d'utiliser un excellent casque filaire vendu moins cher, tout en offrant un rendu bien plus dynamique et proche du son studio dans la plupart des cas.

À voir également :

22 idées de cadeaux de Noël à moins de 20$