POLITIQUE

Justin Trudeau a discuté avec le président chinois Xi Jinping

Mais pas encore d'annonce de négociations formelles en vue d'un accord de libre-échange.

05/12/2017 05:46 EST | Actualisé 05/12/2017 08:24 EST
Thomas Peter / Reuters

La poursuite d'un accord de libre-échange avec la Chine et la protection de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) font partie de la mission internationale du Canada de combattre la montée du populisme, a déclaré mardi le premier ministre Justin Trudeau.

M. Trudeau a complété la première partie de son périple en Chine en rencontrant le président Xi Jinping, alors que se poursuivent les discussions pour enclencher des négociations formelles de libre-échange entre les deux pays.

Le premier ministre et le président étaient accompagnés de six personnes chacun lors de ces discussions. Quatre ministres fédéraux accompagnent M. Trudeau en Chine.

Le président Xi a signalé que son invité avait eu un agenda chargé et des entretiens productifs depuis son arrivée dans la capitale chinoise.

M. Trudeau a répondu que les rencontres ont été importantes pour approfondir les liens économiques entre la Chine et le Canada, au profit des citoyens des deux pays.

M. Trudeau a expliqué que ses ambitions commerciales avec la Chine, l'ALÉNA et la conclusion d'autres ententes en Asie - comme une nouvelle version du Partenariat transpacifique - s'inscrivent dans le cadre de la lutte du Canada contre la marée protectionniste souvent associée avec l'administration Trump aux États-Unis.

"Nous traversons une époque où différents pays accordent beaucoup d'espace politique au populisme ou à une poussée du nationalisme, a dit le premier ministre aux journalistes avant sa rencontre avec M. Xi. Et le Canada, en tant que pays, défend fortement les échanges commerciaux qui profitent à tous. Et c'est ce que nous continuerons à faire."

M. Trudeau a dit que les négociations difficiles qui entourent le renouvellement de l'ALÉNA ont été amplement discutées lundi soir, quand il a dîné avec son homologue chinois Li Keqiang.

"Nous prenons très au sérieux notre responsabilité d'améliorer l'ALÉNA au profit du Canada, des États-Unis et du Mexique, a-t-il expliqué. Le Canada n'a pas l'habitude de s'engager dans un 'jeu à somme nulle' ou de créer des gagnants et des perdants dans ses négociations commerciales."

Après ses entretiens avec le président Xi, M. Trudeau s'est envolé vers Guangzhou, dans le sud de la Chine, pour participer au forum mondial Fortune (Fortune Global Forum), une importante conférence de dirigeants d'entreprises internationales. M. Trudeau a assuré qu'il n'hésitera pas à soulever le dossier des droits de la personne avec M. Xi, le leader chinois le plus puissant des dernières décennies.

"La nature de la relation forte et positive entre le Canada et la Chine signifie que nous pouvons avoir des discussions robustes et honnêtes concernant nos divergences d'opinions sans mettre en péril cette relation positive", a-t-il dit.

Le ministre fédéral du Commerce international François-Philippe Champagne a raté mardi au moins deux des trois événements auxquels ont participé les trois autres ministres en compagnie de M. Trudeau, en raison des négociations commerciales qui se poursuivent avec les représentants chinois.