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Le président sortant du Honduras détient une faible avance dans le décompte final

Le candidat de l'opposition Salvador Nasralla a annoncé qu'il demandera un nouveau dépouillement.

04/12/2017 21:04 EST | Actualisé 04/12/2017 21:04 EST
AP Photo/Luis Alonso Lugo
Des membres de l'assistance ont manifesté pour protester contre le fait que le secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro, ne s'est pas référé au Honduras lors de ses remarques sur la situation actuelle des droits de l'homme en Amérique latine.

Le président sortant du Honduras détenait une faible avance dans le décompte final de l'élection présidentielle, lundi, mais son principal adversaire de l'opposition a qualifié le scrutin de fraude et a exhorté l'armée à prendre le contrôle du pays «pour s'assurer que le vote des gens soit respecté».

Les représentants électoraux n'ont toujours pas déclaré de gagnant, afin de permettre aux opposants de contester les résultats et de faire appel s'ils le désirent.

Au terme du décompte manuel de plus de 1000 boîtes de scrutin problématiques, lundi, huit jours après l'élection, le candidat de l'opposition Salvador Nasralla a annoncé en conférence de presse qu'il demandera un nouveau dépouillement auprès de l'Organisation des États américains (OEA).

M. Nasralla a affirmé qu'il était le président désigné du Honduras et que les citoyens l'avaient choisi pour diriger le pays.

Le candidat détenait une avance de cinq points de pourcentage sur son rival alors que presque 58 pour cent des boîtes de scrutin étaient dépouillées dans les premières heures suivant le scrutin du 26 novembre.

Son avance a graduellement fondu alors que le reste des résultats s'est ajouté au compte-goutte, amenant le candidat à accuser le président sortant, Juan Orlando Hernandez, de lui voler l'élection.

Salvador Nasralla demande à l'OEA «d'examiner tous les documents électoraux que M. Hernandez a manipulés pour (lui) voler l'élection». La fin de semaine dernière, il réclamait une nouvelle élection.

M. Nasralla, une personnalité bien connue de la télévision, a qualifié le dépouillement manuel de «fraude».

Les représentants honduriens ont nié toute manipulation et ont invoqué des délais techniques pour la cause du report.

M. Hernandez, qui a déjà revendiqué sa victoire, a utilisé les médias sociaux pour faire un appel au calme et à l'unité nationale.

«Je tends la main à tous les candidats et à tous les secteurs du pays pour construire un nouvel Honduras», a-t-il écrit sur Twitter.

«Mon engagement pour travailler pour la paix et la tranquillité au Honduras est plus vivant que jamais.»