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L'avocat de Trump soutient que le président ne peut obstruer la justice parce qu'il est le président

Me John Dowd a également affirmé que Trump savait que Michael Flynn avait menti au FBI avant le renvoi de James Comey.

04/12/2017 11:01 EST | Actualisé 04/12/2017 11:01 EST

Si le président Donald Trump savait pendant des mois que Michael Flynn avait menti au FBI, est-il coupable d'obstruction de la justice? Son avocat ne le pense pas.

John Dowd a soutenu au Washington Post ce week-end que Trump savait probablement que Flynn n'avait pas dit la vérité concernant ses conversations avec les Russes aussi tôt qu'en janvier, des mois avant qu'il renvoie James Comey, alors directeur du FBI.

Mais Me Dowd a fermé la porte à toute spéculation que son client aurait pu obstruer la justice, soutenant que Trump est président et donc au-dessus de la loi.

Le «président ne peut obstruer la justice puisqu'il est l'officier en chef de l'application de la loi sous [l'article 2 de la constitution] et il a tous les droits d'exprimer sa vision sur n'importe quel dossier», a affirmé Dowd à Axios dans une entrevue publiée lundi.

C'est une prétention qui en rappelle une autre survenue en 1977, lorsque le président Richard Nixon a soutenu que les présidents se comportent comme ils le veulent.

«Bien, quand le président le fait, ça veut dire que ce n'est pas illégal», a déclaré Nixon à cette époque, dans une entrevue télévisée avec David Frost.

Trump a soulevé des questions samedi à propos de quand il a été mis au courant de cette histoire, tweetant «J'ai dû virer le général Flynn parce qu'il a menti au vice-président et au FBI. Il a plaidé coupable d'avoir menti.» Flynn a plaidé coupable d'avoir menti au FBI la veille.

L'implication que Trump savait que son ancien conseiller à la sécurité nationale avait menti au FBI a fait sonner l'alarme. La Maison-Blanche avait auparavant dit que Flynn avait été viré dû à des fausses déclarations qu'ils avaient fournies au vice-président Mike Pence.

Dowd a soutenu avoir écrit le brouillon du tweet à propos du renvoi de Flynn, mais «n'a pas admis de l'obstruction. C'est une affirmation ignorante et arrogante.»

«C'est fini pour moi les tweets», a assuré Dowd à ABC News. «Je n'ai pas voulu créer la nouvelle.»

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l'anglais.