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Lourde attente pour une famille srilankaise menacée de déportation

Ottawa doit intervenir d'ici 17h30 pour empêcher leur expulsion.

03/12/2017 08:57 EST | Actualisé 03/12/2017 16:00 EST
alexskopje

S'il n'y a pas d'intervention d'Ottawa, les membres d'une famille srilankaise établie à Montréal seront déportés dimanche, faute d'avoir été admis en tant que réfugiés.

Cinq ans après leur demande d'asile, les Lawrence sont pourtant présentés comme un modèle d'intégration.

Accompagnés de députés néo-démocrate, solidaire et péquiste, ils ont lancé un cri du coeur samedi pour éviter de quitter le pays où ils ont entamé des études, décroché des emplois et même accueilli un nouvel enfant dans leur famille.

Ils ont exhorté le gouvernement canadien à leur accorder un sursis, soulignant que le ministère québécois de l'Immigration leur a accordé des certificats de sélection du Québec pour qu'ils obtiennent la résidence permanente.

Les Lawrence décolleront de l'aéroport Pierre Elliott Trudeau à 17h30, à moins que le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale n'utilise son pouvoir discrétionnaire pour suspendre leur ordre d'expulsion.

Joint par La Presse canadienne en milieu d'après-midi dimanche, l'attaché de presse du ministre Goodale a refusé de formuler un commentaire sur un dossier particulier.

Scott Bardsley a déclaré par courriel que "toute personne dont le renvoi du Canada a été ordonné bénéficie d'un traitement équitable devant la loi".

"Les personnes qui font l'objet d'une mesure de renvoi et qui allèguent un risque de torture ou un risque de traitement cruel ou de châtiment si elles sont renvoyées, peuvent faire une demande relative à l'examen des risques avant renvoi, a-t-il ajouté. S'il est établi qu'une personne est à risque, elle n'est pas renvoyée."

Or, les Lawrence disent craindre de regagner le Sri Lanka, qu'ils ont fui en 2012.

L'organisme de défense des droits de la personne Amnistie internationale demande également à Ottawa de freiner leur déportation.