POLITIQUE

Justin Trudeau en route pour une visite officielle en Chine

L'objectif de cette visite d'entreprise est de vanter les attraits du Canada en tant que destination touristique.

02/12/2017 19:20 EST | Actualisé 02/12/2017 19:21 EST
Czar Dancel / Reuters

Le premier ministre Justin Trudeau et plusieurs de ses ministres ont quitté le pays en direction de Pékin pour une visite officielle de quatre jours qui doit s'amorcer lundi dans les bureaux du réseau social Weibo.

L'objectif de cette visite d'entreprise est de vanter les attraits du Canada en tant que destination touristique.

La délégation canadienne doit arriver en Chine en fin de journée dimanche et la visite du siège social de Sino Corporation, propriétaire de Weibo, est prévue lundi matin.

Cette plateforme qui se targue d'être le réseau social le plus populaire en Chine combine des éléments que l'on retrouve sur Twitter, YouTube et Instagram. En septembre dernier, l'outil de micromessages de Weinbo a surpassé Twitter sur le plan du nombre d'utilisateurs actifs chaque mois à 376 000.

Selon les autorités gouvernementales, le mandat derrière ce voyage en Chine est de resserrer les liens économiques et d'attirer plus d'investisseurs au Canada. On souhaite aussi promouvoir l'«Année du tourisme Canada-Chine» qui aura lieu en 2018.

Entre 2010 et 2016, le nombre de touristes chinois qui ont visité le Canada a triplé pour atteindre 625 000 visiteurs. Une croissance qui s'explique par le décret de la Chine de faire du Canada une «destination approuvée».

Plus tard lundi, Justin Trudeau devrait rencontrer le premier ministre Li Keqiang au somptueux palais de l'Assemblée du Peuple à Pékin. Une rencontre qui s'inscrit dans l'engagement de rencontrer son homologue chinois au moins une fois par année. La dernière visite de Justin Trudeau en Chine remonte à l'été 2016.

Mardi, le premier ministre canadien devrait rencontrer le président Xi Jinping. D'autres réunions sont aussi prévues avec des chefs d'entreprises canadiens et chinois durant ce séjour à Pékin.

Malgré l'empressement de la Chine de discuter de libre-échange, les autorités canadiennes soutiennent vouloir plus de temps pour déterminer leur position.

Le gouvernement a récemment rendu public le fruit de consultations menées auprès de plus de 600 entreprises, chercheurs et organismes sociaux où certains ont dit craindre des pertes d'emplois et la difficulté de rivaliser avec la main-d'oeuvre chinoise à faible coût ainsi que les faibles normes environnementales et les généreuses subventions d'État.

Le bureau du premier ministre n'a d'ailleurs fait aucune mention de discussions sur le libre-échange.

Avant de s'envoler vers la Chine, Justin Trudeau a pris part à un rassemblement électoral à Surrey, en Colombie-Britannique, pour soutenir le candidat libéral Gordon Hogg, en vue de l'élection partielle du 11 décembre.

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