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Les transgenres, femmes de seconde classe?

Dans une chronique, Denise Bombardier dénonce le fait qu'une femme transgenre se trouve à la tête de la Fédération des femmes du Québec.

01/12/2017 16:49 EST | Actualisé 01/12/2017 20:26 EST
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La chroniqueuse Denise Bombardier a lancé tout un pavé dans la marre vendredi, dans une chronique où elle dénonce le fait qu'une femme transgenre se trouve à la tête de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).

Gabrielle Bouchard, née de sexe masculin, a été élue présidente de la FFQ au début du mois de novembre. Mme Bombardier déplore cette situation.

«Comment peut-elle parler au nom de toutes les femmes, elle qui a été formée dans la culture masculine, ignorant les expériences vécues par les femmes depuis l'enfance ? Nous sommes tous prisonniers d'une terrible rectitude politique puisqu'elle nous interdit d'exprimer quelques doutes sur le bien fondé de pareille réalité», écrit-elle.

La chroniqueuse poursuit en pourfendant certaines positions de Mme Bouchard, qui souhaiterait revoir les termes «mère» et «maternité» parce que certains hommes transgenres conservent leur utérus et peuvent donc accoucher

Sur Twitter, Mme Bombardier a reçu de nombreux appuis. Certains critiquent ses affirmations sur la maternité, mais d'autres sont plutôt virulents sur sa présence même à la FFQ.

L'ex-mairesse de Longueuil Caroline St-Hilaire, devenue commentatrice à TVA, s'est aussi prononcée sur le sujet en affirmant «Y'a toujours bien des limites!».

Mme St-Hilaire a précisé plus tard sur Facebook qu'elle critiquait seulement les propos de Mme Bouchard et non sa présence à la FFQ comme femme transgenre.

La Fédération des femmes du Québec n'a pas répondu à notre demande d'entrevue.

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