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Secrets d’influenceurs à «Tout le monde en parle»

«Je charge 10 à 12 000 pour un post» - Elisabeth Rioux

27/11/2017 06:18 EST | Actualisé 27/11/2017 08:36 EST

Qu'ils vous aient impressionnés grâce à leur réussite en ligne ou découragés par la piètre qualité de leur français, les «influenceurs» de la nouvelle série documentaire du même titre, à VRAK, ont attiré l'attention de plusieurs lors de leur passage à Tout le monde en parle, dimanche.

Voici quelques extraits des propos de Marc Fitt (qui offre des conseils de conditionnement physique), Elisabeth Rioux (qui crée des maillots de bain et voyage à travers le monde) et Alicia Moffet (qui possède sa gamme de cosmétiques et qui est chanteuse), trois jeunes de moins de 30 ans, aussi riches d'argent que d'abonnés sur YouTube et sur les réseaux sociaux. On les découvrira plus dans la production documentaire Influenceurs, qui débute à VRAK ce mardi, 28 novembre.

«C'est vraiment simple, c'est vraiment de poster un contenu de qualité et d'avoir une personnalité en ligne. Moi, ce qui a fait, probablement, que j'ai réussi – je pense! -, c'est que, justement, je fais des photos vraiment de qualité, à des endroits un peu rêvés, je voyage vraiment beaucoup, et mes photos, c'est pas mal toutes des photos de voyage. Je parle beaucoup de mes sentiments, de qu'est-ce que je vis [sic], de la façon dont je vais gérer ma business, et tout... Les gens sentent vraiment qu'ils me connaissent de façon personnelle, je parle vraiment aux gens comme que [sic] je parle à mes amis. Je pense que ça, c'a été, pour moi, qu'est-ce qui a fait [sic] que ça l'a [sic] vraiment marché» - Elisabeth Rioux.

«Après La voix, j'ai comme eu un peu une «écoeurantite» du chant. J'ai été en tournée pendant un an, et on dirait qu'il y a des côtés de la businessque j'ai vus qui m'ont un peu turn off. J'ai réalisé qu'être chanteuse, ce n'est pas juste [de] chanter sur une scène, il y a beaucoup de choses en arrière de tout ça. Par exemple, les tournées promotionnelles, l'écriture de l'album, le studio... Il y avait beaucoup de choses auxquelles je n'avais pas vraiment pensé, ça m'avait un peu turn off, alors j'ai essayé de trouver une alternative...» - Alicia Moffet.

Les invités de dimanche à TLMEP:

«Tout le monde en parle», les invités du 26 novembre 2017

«Je ne pense pas que c'est le but de qu'est-ce que je fais [sic] de dire combien que je fais, ou peu importe (...) Principalement, 99% de mon contenu est gratuit. Ça, j'ai été capable de le faire parce qu'au début, c'est sûr, j'ai vendu des programmes d'entraînement et je faisais du «coaching one on one», plus online. J'ai entrainé plus que des dizaines de milliers de personnes via une plateforme que j'ai construite par moi-même quand j'ai commencé. Quand j'ai commencé, dans le fond, j'ai commencé avec 300$, et j'étais dans le sous-sol chez mon père. J'ai lancé un blogue gratuitement, je faisais juste donner mes conseils de diète, d'entraînement, comment j'ai développé mon corps. C'a juste commencé avec une petite échelle [sic], et je me suis dit : pourquoi je ne les mettrais pas sur Internet? J'ai fait un site gratuitement, et je me suis rendu compte qu'il y avait un million de personnes qui venait à chaque mois sur mon site. (...) J'avais plus de demandes de du monde [sic] qui voulait avoir du coaching un par un...» - Marc Fitt.

«Quand j'ai commencé ma compagnie, c'était vraiment... Ma famille, tout au complet [sic] sont vraiment dans la business, mais eux c'est vraiment plus, construction [sic]. J'ai toujours eu cette piqûre-là, depuis que je suis jeune, de, comme, tout qu'est-ce qui est [sic] entrepreneurial... J'aime ça, entreprendre des projets, et, comme, avoir le contrôle dans qu'est-ce que je fais [sic]. Je suis un peu le genre de personne qui a de la misère à avoir un boss, mettons. Je l'ai fait par passion. Pis, pendant vraiment, vraiment longtemps, mettons, tu dis : l'argent rentre dans le compte de banque, mais tu t'en rends même pas compte. Comme, je ne le dépensais pas, je ne me versais même pas de paie. C'était vraiment juste de faire rouler ça, et de travailler tout le temps. Et encore aujourd'hui, je suis encore comme ça, je n'ai pas le temps de dépenser. On parle beaucoup de l'argent, et c'est sûr que le monde, quand qui... [sic] Ça les intrigue vraiment beaucoup, c'est tout le temps les questions qu'on nous pose, combien d'argent vous faites, bla bla bla...» - Elisabeth Rioux.

«Les gens ne comprennent pas comment qu'on fait de l'argent avec Instagram. Personnellement, je me rappelle qu'une fois, j'avais vu quelqu'un écrire sur les réseaux sociaux qu'il faisait de l'argent par Instagram, ça fait un an et demi de ça. J'étais comme : voyons donc, comment tu peux faire de l'argent avec Instagram...» - Alicia Moffet.

«L'une des exemples [sic] que j'aime donner, c'est un panneau d'autoroute, un annonce [sic]. Une compagnie va payer pour mettre un annonce, et le monde passe en auto et ils voient tous le panneau. Ça, c'est du marketing qui a été payé là. Nous, dans le fond... Moi, en tant que personne, c'est vraiment plus orienté fitness, inspiration, entreprenariat ; une compagnie qui veut investir dans ce type de marketing-là, c'est mieux d'investir dans une page Instagram ou Facebook (...) C'est plus une audience cible...» - Marc Fitt.

«Pour mon personnel, je poste une fois par jour. Je ne passe vraiment, vraiment pas de temps, à part si c'est l'heure de poster (...) Moi, Hoaka (sa compagnie, NDLR), c'est vraiment international, c'est pas juste ici. Je me dois d'être présente en ligne à des heures internationales. J'ai mes cadrans pendant la nuit, à chaque deux ou trois heures, juste pour faire mon post...» - Elisabeth Rioux.

«C'est possible d'acheter des abonnés, définitivement, et il y a beaucoup de gens qui en font. Mais, l'affaire, c'est que, les gens, quand qu'ils achètent des abonnés [sic], les compagnies, de plus en plus, se rendent compte qu'il faut que tu regardes le nombre d'abonnés versus le nombre de commentaires, versus le nombre de likes. Parce que, ceux qui achètent des abonnés, ces abonnés-là vont pas nécessairement être actifs. Et, ce que les compagnies veulent, c'est des vrais abonnés actifs. Justement, comme j'ai dit, les compagnies s'en rendent de plus en plus compte, fait qu'honnêtement [sic], ça sert à rien de faire ça» - Alicia Moffet.

«Il y a des gens qui ont, mettons, cinq millions d'abonnés, mais ils ont, comme, 5000 likes par photo. Là, tu sais qu'il y a, comme, quelque chose de croche là-dedans (...) Les abonnés que t'achètes, c'est pas des vraies personnes. C'est juste, c'est le nombre que t'achètes. Il n'y a personne en arrière de ça (...) Quand t'es une compagnie, tu demandes les impressions de la personne ; mettons, moi je fais environ 4 à 5 millions d'impressions par photo. La compagnie sait que, 4 à 5 millions, de personnes, 80% filles, 20% gars, qui vont voir la photo. Eux, ils savent exactement où est-ce qu'ils s'enlignent, et c'est là qu'ils établissent un prix. C'est pour ça, mettons, moi, il y a sûrement des gens qui ont plus d'abonnés que moi qui chargent moins cher (...), mais c'est que, eux, ils n'ont pas nécessairement les mêmes statistiques que moi» - Elisabeth Rioux.

«Je charge 10 à 12 000 pour un post, mais, first, faut que j'aime la compagnie, puis aussi, je charge aussi cher parce que, même une compagnie que j'aime, je veux pas que mon Instagram devienne promotionnel» - Elisabeth Rioux.

«Les thés et les affaires de blanchiment de dents, honnêtement, les compagnies, ils paient cher [sic], mais il faut que tu choisisses tes batailles (...) Parce que, oui tu fais de l'argent, mais de l'autre côté, tu perds la confiance de tes abonnés, et eux, éventuellement, ils vont se désabonner, ils vont dire que ton Instagram, de toute façon, t'es juste payé, t'es juste une publicité sur pattes» - Alicia Moffet.

«On le sait qu'on a une influence sur les jeunes, et que ceux qui nous regardent... Moi, justement, ma sœur est de la génération juste après. Ma petite sœur, elle a 17 ans, moi j'ai 20 ans. Je sais que, moi, qu'est-ce que je fais [sic], après ça, c'est les petites filles de l'âge à ma petite sœur qui vont le refaire. Fait que, comme, moi, je me dis : si je fais ça, est-ce que je serais d'accord que ma petite sœur le fasse après?» - Elisabeth Rioux.

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