POLITIQUE

Jean Charest ne devrait pas badiner sur les enquêtes policières, dit la CAQ

Simon Jolin-Barrette a reproché dimanche à l'ancien premier ministre de rire des Québécois.

26/11/2017 10:12 EST | Actualisé 26/11/2017 10:13 EST
PC/Jacques Boissinot
Simon Jolin-Barrette

L'ancien premier ministre Jean Charest ne devrait pas rire des enquêtes policières en cours, comme il l'a fait samedi dans son discours devant un parterre de militants libéraux, selon la Coalition avenir Québec (CAQ).

Sur le ton de l'humour, M. Charest a affirmé suivre les activités du Parti libéral du Québec (PLQ) et la politique en général. Il s'est dit convaincu que les Québécois suivaient ses activités à lui aussi.

Déclenchant l'hilarité dans la salle, il a dit lui-même apprendre ce qu'il faisait dans les journaux le matin.

Le nom de M. Charest, qui a quitté la vie politique en 2012, revient périodiquement dans les médias en lien avec des fuites associées à l'enquête policière Mâchurer, menée par l'UPAC depuis des années.

Cette enquête vise à faire la lumière sur des allégations de financement illégal du PLQ à l'époque où M. Charest en était le chef. Il ne fait l'objet d'aucune accusation.

Le porte-parole de la CAQ en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, a reproché dimanche à l'ancien premier ministre de rire des Québécois.

Il demande à ce qu'il respecte le travail des policiers et des journalistes.

Par ailleurs, M. Jolin-Barrette a dit constater que le «premier trio» des libéraux en 2017 est le même qu'en 2003: Jean Charest, (le leader parlementaire du gouvernement) Jean-Marc Fournier et (le premier ministre) Philippe Couillard.

«C'est retour sur le futur», a-t-il commenté.